Quel régime matrimonial choisir ?

Quel régime matrimonial choisir ?
Quel régime matrimonial choisir ?
Chaque régime matrimonial comporte des avantages et des inconvénients. Certains régimes sont malgré tout plus adaptés que d'autres, en fonction de la situation personnelle des époux (âge, fortune, présence d'enfants, deuxième union, etc.). Voici quel régime privilégier selon votre situation.


Couple jeune sans patrimoine personnel important

Le régime légal de la communauté réduite aux acquêts convient bien aux mariés jeunes, qui ne disposent pas d'une fortune personnelle importante et qui travaillent tous les deux. Dans ce cas, la répartition des biens est équilibrée : aucun partenaire n'est lésé, et chacun profite pour partie de l'enrichissement de l'autre.

Couple dont l'un exerce une activité libérale, ou couple remarié

Si vous ou votre conjoint êtes commerçant, ou si vous exercez une activité libérale (avocat, médecin, architecte, traducteur, comptable, etc.), il est prudent de conclure un contrat de mariage et d'opter pour le régime de la séparation des biens. Les dettes contractées au titre de la profession libérale ou commerçante ne pourront ainsi pas être recouvrées sur le patrimoine ou les revenus de l'autre époux. Ce dernier est ainsi placé à l'abri des poursuites des créanciers éventuels.

Attention, ce régime est plus adapté aux couples dont les deux membres sont actifs. Si l'un ne travaille pas, il sera placé dans une situation financière délicate (car il ne peut bénéficier des revenus de son conjoint).Les époux qui forment une deuxième union peuvent aussi tirer avantage de la séparation de biens. Le patrimoine de chacun reste distinct, et les enfants nés d'unions précédentes ne souffriront pas de voir une partie de leur héritage disparaître au profit de la belle-mère ou du beau-père.

Couple âgé

Le régime de la communauté universelle est souvent adopté par les couples âgés qui souhaitent protéger leur partenaire. Le patrimoine des deux époux est entièrement mis en commun, et reviendra pour moitié au conjoint survivant. La transmission est libre de droits de succession, c'est-à-dire qu'aucun impôt n'est dû.

Ce régime n'est toutefois pas recommandé en présence d'enfants nés d'un premier mariage, car ils seront en partie lésés de leur héritage. Il n'est pas non plus conseillé si l'époux ou l'épouse est beaucoup plus jeune : les enfants risquent de ne pas hériter avant leurs vieux jours.

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