Reconnaître les maladies du jardin

Un homme en train de traiter ses plantes - © C. Hochet
Un homme en train de traiter ses plantes - © C. Hochet
Les divers agents pathogènes qui s’attaquent aux végétaux se divisent en trois groupes principaux. Bien les connaître permet de mieux lutter contre. 


Les plus fréquents : les champignons

Le groupe le plus important est constitué de champignons microscopiques (cryptogames), qui offrent toute une gamme d’affections atteignant toutes les parties d’une plante, avec une prédilection pour les feuilles, fleurs et fruits. C’est contre eux que l’homme est le mieux armé, mais encore faut-il comprendre le mécanisme de ces maladies pour lutter efficacement.

On ne peut pas détruire les spores de ces champignons. Au mieux, vous rendrez le milieu inapte à leur développement. Ainsi, si un oïdium est très développé, vous ne retrouverez pas le feuillage d’origine ; mais vous stopperez la progression de la maladie.
Ce sont les conditions climatiques qui déterminent l’apparition de ces affections : un excès de sécheresse, une période d’humidité froide ou un coup de chaud brutal provoquent des déséquilibres dans les cellules des plantes, surtout à la fin du printemps, où elles sont en plein développement. Les champignons profitent alors de ce terrain affaibli. En cas d’apparition de ces conditions, traitez préventivement : vous couperez ainsi l’herbe sous le pied à la maladie, aurez moins à traiter, et donc, utiliserez moins de produit.

Universels : les virus

Chez les plantes comme chez les hommes, il est impossible de lutter contre les virus. Ils sont d’autant plus pernicieux que certains, tel le célèbre virus de la mosaïque du concombre, s’attaquent à quantité de végétaux différents.
S’il n’existe pas de remède en bouteille, sachez que des végétaux bien nourris et cultivés sont souvent à même de venir à bout de ces affections. Certaines plantes ont même développé des moyens de lutte internes, très efficaces, que la génétique s’efforce (surtout pour les légumes) de communiquer à leur sœurs par hybridation.
En cas d’affection brutale et marquée, il n’existe hélas pas d’autre remède que de détruire la plante, qui doit être brûlée, et en aucun cas mise à la poubelle ou au compost.

Les bactéries, encore bien présentes

Les maladies bactériennes se déclarent souvent par crises universelles. Le fameux « feu bactérien » a ainsi créé la panique il y a quelques années, en s’étendant à tous les pays occidentaux.
L’emploi des antibiotiques n’est pas autorisé en France. Heureusement, diverses plantes ont appris à se défendre seules. Ainsi, certaines vivent en symbiose avec des champignons inoffensifs pour elles, mais mortels pour les bactéries.
On pensait que le feu bactérien s’attaquait à toutes les rosacées, sans exception. Or, une étude a démontré que certains genres, ou certaines espèces à l’intérieur d’un genre (cotonéasters, par exemple), restaient parfaitement indemnes.
Là encore, une bonne hygiène du jardin, et le brûlage systématique de sujets atteints permettent de garder bon espoir.