Reconnaître les maladies et parasites des camélias

Caméléas rouges - 



















© F. Marre
Caméléas rouges -  © F. Marre
Les camélias ont acquis leurs lettres de noblesse à la fin du XIXe siècle. A l’époque, ils réclamaient des soins attentifs. Depuis, ils se sont popularisés, et des hybrides plus robustes sont apparus, qui sont aisément hébergés dans les jardins au climat pas trop rude. En revanche, ils continuent à être la cible de diverses atteintes.


Les maladies

  • La cloque : assez rare, elle se traduit par une transformation des jeunes feuilles en vésicules renflées. Elle est due à un champignon, qui ne nécessite pas de lutte active. Il est néanmoins sage de détruire les vésicules dès leur apparition.
  • Le phytophtora : ce champignon des racines est plus sérieux. Il fait pourrir les souches dans les sols acides dont ont justement besoin les camélias. Mais il est surtout actif en milieu lourd et mal drainé. Il n’existe pas de traitement, mais si un cas apparaît, détruisez la plante et changez le sol. Il vous restera à améliorer rapidement le milieu pour les autres exemplaires, en ajoutant au sol des amendements (sable, humus) drainants. 

Les parasites

  • Les cochenilles : ce sont les plus répandues. On peut avoir affaire soit aux cochenilles à bouclier, qui forment des pustules cireuses le long des nervures foliaires, dessus comme dessous, soit aux cochenilles farineuses, qui préfèrent les tiges, où elles forment des amas blanchâtres, duveteux. Ces parasites apparaissent surtout par temps sec. Ils ne résisteront pas à des arrosages ou bassinages bi-quotidiens. Les produits spécifiques, efficaces, sont malheureusement assez toxiques.
  • Les othiorynques : ils découpent le bord des feuilles de façon irrégulière, et leurs larves s’attaquent férocement aux racines. Seuls les insecticides systémiques (véhiculés par la sève), ou les insecticides du sol ont une action durable. La lutte intégrée, à l’aide de nématodes, est productive, mais assez malaisée d’emploi.