Reconnaître les maladies et parasites des rosiers

Un parasite sur un rosier - © F. Marre
Un parasite sur un rosier - © F. Marre
Stars du jardin d’ornement, ce sont les arbustes les plus chouchoutés ; mais un bon entretien n’empêche pas toujours l’apparition de certaines affections. Découvrez les principaux parasites et maladies qui attaquent les rosiers. 


Les maladies

Feuille de rosiers malades - © F. Marre
Feuille de rosiers malades - © F. Marre

Les hybrideurs modernes obtiennent de leurs plantes qu’elles résistent de mieux en mieux aux diverses affections sans traitement particulier. Mais quelques maladies subsistent, qui ont pour effet, à terme, de défolier la plante et de faire disparaître les boutons floraux :

  • L’oïdium du rosier : maladie qui se manifeste par un feutrage grisâtre, elle affecte en priorité les jeunes pousses et jeunes feuilles, ainsi que les fleurs et boutons. Divers produits en viennent aisément à bout, dont le soufre et la bouillie bordelaise (de préférence incolore).
  • Le mildiou : plus rare, il est caractérisé par des taches jaunes sur le dessus des feuilles (y compris des feuilles adultes), qui correspondent, au revers, à un feutrage gris. Le traitement est le même que pour l’oïdium.
  • La rouille : elle provoque une série de taches jaunes sur le dessus des feuilles, parfois ponctuées de petits points noirs. Au revers, on observe des pustules orangées (d’où le nom de « rouille »). Les taches s’étendent et les feuilles tombent rapidement. Les traitements « intégraux », ainsi que la bouillie bordelaise enrayent la maladie, difficile à éradiquer une fois apparue.
  • Les taches noires (marsonia) : des taches arrondies, noires, s’étendent sur la feuille, qui tombe avant d’être totalement envahie. Même traitement que pour la rouille.

Les parasites

Si l’on se réfère à la littérature spécialisée, les rosiers croulent sous les insectes, tous plus affamés les uns que les autres. En fait, ils apparaissent souvent isolément, et par vagues, ce qui facilite le traitement. Les nuisibles qu’on trouve fréquemment chez les rosiers sont les suivants :

  • Les pucerons : ils arrivent en tête. En colonies serrées, ils envahissent les jeunes pousses et les boutons floraux, où ils forment des manchons verts. Outre les dégâts dus à leurs piqûres, ils sont vecteurs de viroses, et il est sage de s’en débarrasser. Les insecticides les plus basiques suffisent. Mais la lutte intégrée (chrysopes, coccinelles…) est précieuse. Parfois, passer les pousses sous un jet d’eau assez puissant peut suffire à déloger les bestioles. La pression doit toutefois être limitée pour ne pas endommager la plante.
  • Les tenthrèdes cigarières : elles enroulent les feuilles en tube, comme on le fait avec les cigares, pour se constituer un abri. Peu agressives, elles ne méritent pas de traitement spécifique.
  • Les cochenilles farineuses : elles s’attaquent surtout aux variétés très épineuses (hybrides de Rugosa). On les reconnaît aux amas floconneux qu’elles forment le long des tiges. Sans produit puissant, la lutte est difficile. Mais le passage de l’arbuste au jet d’eau deux fois par jour fait pourrir ces parasites amateurs de sécheresse.