Scrimshaw : découvrir les ivoires marins gravés

Paire de scrimshaw au thème religieux (Angleterre 1832)
Paire de scrimshaw au thème religieux (Angleterre 1832)
Parmi les antiquités de marine recherchés par les collectionneurs, il y a de nombreuses créations artistiques réalisées par les marins. Les scrimshaws sont remarquables par la finesse des gravures sur un support étonnant : des os d'animaux marins.


Origine et définition des scrimshaws

Les scrimshaws sont des os et des ivoires marins, gravés à l’aiguille à voile, fabriqués au XIXème siècle.

Ils sont pour une grande part le fruit de la chasse à la baleine (cachalot). Lorsque l’on sait la part importante que celle-ci occupa en Amérique du Nord où elle fut pratiquée dans les deux océans, on comprend mieux l’attrait que les scrimshaws représentent pour les collectionneurs américains qui y voient là, une part de leur culture.

L’aiguille à voile qui servait à bord à ravauder les voiles était un instrument qui se fixait dans la paume de la main protégée par un cuir. Il fallait alors appuyer de toute sa force l’aiguille sur l’émail de la dent du cachalot pour obtenir une entaille qui ne pouvait dépasser quelques millimètres. Graver un scrimshaw était un travail épuisant.

Trouver des scrimshaws

Raréfaction aidant et de la même façon que pour les objets inuits, les prix des scrimshaws authentiques se sont donc envolés.

Les procédés modernes de type roulette de dentiste et l’appât du gain ont faussé le jeu de ces objets qu’il ne faut plus acheter autrement que contre certificat sérieux. Tout objet daté paraît encore plus suspect.

Un bon entraînement pour le collectionneur néophyte serait d’aller faire une visite approfondie du musée de New Bedford, probablement la plus belle référence en la matière. Y sont en effet exposés la palette entière de ces objets d’art populaire (scrimshaws, dévidoirs, jeux de dominos, etc…) souvent émouvants dans leur simplicité.