SSD : tout savoir sur les disque durs SSD

Disques durs SSD
Disques durs SSD
De plus en plus répandus, les SSD tendent progressivement à se banaliser sur le marché de l'informatique. Mais faut-il pour autant abandonner nos bons vieux disques durs au profit de cette nouvelle technologie. Leurs performances en valent-elles la peine ?


Présentation du SSD

Le SSD (pour Solid-state drive) est un matériel informatique composé de mémoire flash servant à stocker des données. Le terme "solid-state" indique que ce composant est constitué de mémoires à semi-conducteurs à l'état solide contrairement aux disques durs (HDD).

Ces mémoires sont donc fixes à l'inverse du disque dur classique, sur lequel les données sont inscrites sur un support magnétique en rotation.  Les plateaux des SSD étant faits de verre, ils sont beaucoup moins fragiles mécaniquement qu'un disque dur.

Leur temps d'accès est par ailleurs beaucoup plus rapide (0,1 ms contre 13 ms pour un disque dur classique). L'optique de développement du SSD a été de s'affranchir des trois principaux défauts du disque dur classique :

- la fragilité mécanique ;

- les nuisances sonores ;

- le temps de latence pour accéder aux données.

Points forts et défauts des SSD

SSD - Samsung ®
SSD - Samsung ®

La première chose qui choque lorsque l'on se penche sur les SSD, c'est d'abord leur prix. Le meilleur rapport de stockage/prix d'un SSD observé jusqu'à présent s'élève à 1 euro par Go. Ce qui en fait, à volume égal, un produit coûtant plus de dix fois plus qu'un disque dur. Pas étonnant, donc, que de nombreux utilisateurs optent pour un disque dur classique.

Toutefois, si l'on estime que le prix d'un SSD n'est pas un obstacle, il est difficile de faire fi des avantages qu'il procure. Du temps d'accès insignifiant à la résistance mécanique en passant par la faible consommation, les atouts du SSD sont légions. Une chose est sûre : quel que soit le modèle que vous choisissez, ce dernier fera forcément mieux que le meilleur des disques durs.    

Notez qu'il est conseillé d'installer son système d'exploitation directement sur SSD pour accroître les performances. Le démarrage de votre ordinateur n'en sera que plus rapide, tout comme le lancement de vos logiciels. Mais pour une raison de prix, il est évident que le remplacement total du disque dur classique par la technologie SSD n'est pas encore à l'ordre du jour.

NB : bien que les pannes se fassent rares sur les SSD, il est moins facile de les prévoir que sur un disque dur classique.

Performances

Plus aucun doute n'est désormais permis : le SSD accélère considérablement le lancement des applications et le chargement des données sur les ordinateurs récents. Bien souvent, l'on attribue cette rapidité aux débits élevés du SSD. De fait, les disques durs classiques les plus rapides (3,5 pouces) atteignent des débits n'excédant pas 150 mo/s. En face, n'importe quel SSD, même moyen, fait généralement beaucoup mieux.

Cette différence s'explique facilement : les têtes de lecture d'un disque dur doivent sans cesse changer de piste, ce qui occasionne un délai. Pour démarrer un système d'exploitation, ce dernier doit ainsi lire des milliers et des milliers de petits blocs de données. Ce qui a pour conséquence de ralentir fortement les transferts, à seulement quelques mégaoctets par seconde.  

De son côté, le SSD stocke les données sur des puces de mémoire flash utilisées en parallèle via plusieurs canaux. Des canaux qui peuvent être combinés en lecture pour permettre au SSD d'atteindre des débits compris entre 200 mo/s et 550 mo/s. En écriture, les débits sont moins élevés mais restent toutefois supérieurs aux performances d'un disque dur classique.

NB : même un disque dur classique accompagné d'un processeur dernier cri ne permet pas de supplanter la rapidité d'un SSD. Et peu importe que votre processeur renferme quelques centaines de mégahertz de plus. Si vous possédez un disque dur, votre système sera systématiquement plus lent qu'avec un SSD.

Consommation et dissipation thermique

À l'inverse d'un disque dur qui peut consommer jusqu'à 10 watts, le SSD affiche une consommation électrique n'excédant pas quelques watts. Même constat en ce qui concerne la dissipation thermique : le SSD ne chauffe pas, à l'inverse du disque dur qui nécessite souvent un dispositif de refroidissement.