Transmission du virus de la grippe A H1N1 à l'homme

La transmission à l'homme de la grippe A
La transmission à l'homme de la grippe A
L'origine de la grippe A H1N1 n'est pas encore connue avec certitude. Ce nouveau virus est le fruit d'une recombinaison de virus responsables de la grippe chez les porcs, les volailles et les humains. Les premiers cas détectés chez les porcs lui ont valu son nom de « grippe porcine ». Comment la transmission du virus est-elle possible du porc à l'homme ?


Les caractéristiques des virus grippaux

Le virus de la grippe A H1N1 et une variante des virus grippaux qui reviennent chaque année lors des grippes saisonnières.
Les virus appartenant au même type peuvent facilement échanger leur matériel génétique composé de segments d'ARN (acide ribonucléique).
Un virus est potentiellement dangereux pour un organisme dès que celui-ci possède des récepteurs capables d'accueillir ce virus.

Le porc, premier vecteur de l’épidémie

Les porcs sont des animaux connus pour être des "mélangeurs" naturels de virus que l'on appelle creusets. Ils font d'ailleurs l'objet d'une surveillance particulière à l'échelle mondiale. Ils possèdent en effet des récepteurs porcins, aviaires et humains.
Ils peuvent facilement être atteints par différents virus grippaux simultanément et être à l'origine d'une recombinaison menant à la création d'un tout nouveau virus.
Les métabolismes (porcins comme humains) sont incapables de combattre ce nouveau virus et tombent malades.

Les autres espèces porcines

Les sangliers et autres suidés sauvages constituent également des animaux à surveiller car ils peuvent également être des vecteurs de transmission de la grippe A H1N1.
En France, la population de sangliers est concentrée dans certaines forêts souvent réservées à la chasse. Ils connaissent un faible taux de mortalité car ils sont abondamment nourris et leur unique prédateur est l'homme. Le risque génétique est assez élevé car, depuis quelques années, certaines espèces de sangliers hybrides issus de croisements avec le cochon domestique, ont été introduites dans nos forêts.

Les zones à risques

Les régions où l'élevage de porcs est très développé constituent les zones les plus susceptibles de donner lieu à un phénomène de recombinaison de virus. Le risque de propagation est d'autant plus grand que ces porcheries sont situées près des poulaillers, des zones humides et des trajets de migration. Soyez donc attentifs si vous devez voyager dans un lieu à risque.

En période de fort risque pandémique, le risque majeur est la mutation du virus, rendant inefficaces les vaccins en cours de préparation. Cependant, compte-tenu du fait que personne ne possède d'anticorps pour lutter contre ce nouveau virus, il y a peu de chance qu'il mute sur une période si courte.

A savoir

Comme pour la grippe aviaire, il n'est pas possible d'attraper la grippe porcine en mangeant du porc cuit.