Types de poêles : budget et infos utiles

Choisir un poêle pour sa maison.
Choisir un poêle pour sa maison.
Afin de vous aider à faire votre choix entre tous les différents poêles (au fioul, à bois, à charbon, etc.), Pratique.fr vous dit tout ce qu’il faut savoir à leur sujet.


Poêle à bois : le plus écologique

Pour parvenir à vous séduire, ce poêle fait décidément feu de tout bois. Jugez plutôt :

  • performant (jusqu’à 80% pour un modèle traditionnel à bûches et au-delà pour un poêle à bois à granulés) ;
  • économique (le bois compte parmi les "carburants" pour poêles les moins onéreux) ;
  • écologique (contrairement à ce que l’on pourrait croire, le bois est une énergie renouvelable car à l’inverse des énergies fossiles, les stocks de bois se renouvellent en quelques dizaines d'années) ;
  • éligible au Crédit d’impôt (CIDD).


Si performant qu’il soit, le poêle à bois ne réussit pas un sans-faute :

  • il est nécessaire de prévoir un raccordement à un conduit d’évacuation de fumée ;
  • un peu gourmand sur les bords, le poêle à bois a besoin qu’on le ravitaille plusieurs fois par jour (sauf les poêles à granules et de masse, moins gloutons !) ;
  • le bois nécessaire au chauffage doit être stocké.

Poêle à charbon : le plus salissant

Les poêles à charbon sont bourrés de qualités :

  • ils allient notamment puissance de chauffe et endurance.Ils chauffent davantage que leur principal concurrent (le poêle à bois) mais se consument beaucoup moins rapidement ;
  • mixtes, ils se "nourrissent" de charbon mais aussi de bois ;
  • le charbon étant une biomasse, ce type de poêles peut permettre de bénéficier d’un CIDD.


Côté défauts, on aimerait que les poêles à charbon :

  • soient moins salissants ;
  • polluent moins (en brûlant, ils dégagent de nombreuses particules).

Poêle à gaz : le moins esthétique

Bien que les poêles à bois soient les plus répandus, les poêles à gaz (à infrableu, infrarouge ou catalyse) ont tout de même plus d’un tour dans leur "foyer" :

  • performants ;
  • pratiques ;
  • disposant d’une bonne autonomie.


Bien sûr, les poêles à gaz ne sont pas exempts de tout défaut. On aimerait qu’ils soient :

  • plus esthétiques ;
  • moins dangereux (en raison de la nature même de leur combustible, des risques - certes limités - d’intoxication voire d’explosion existent).

Poêle à pétrole : le moins écolo

On apprécie les poêles à pétrole parce qu’ils chauffent vite et bien mais aussi parce que leur combustion ne rend pas nécessaire de les raccorder à un conduit d’évacuation de fumée. Il faut toutefois veiller à bien ventiler la pièce dans laquelle ils se trouvent.

Côté défauts, les poêles à pétrole :

  • utilisent pour fonctionner une énergie fossile non-renouvelable ;
  • dégagent une forte odeur au démarrage ;
  • présentent un risque d’intoxication au CO (en parallèle, on veillera à investir dans un détecteur de monoxyde de carbone).

Poêle au fioul : le moins économique

Ce type d’appareils a séduit de nombreux foyers par :

  • ses performances ;
  • sa fiabilité.


En revanche, force est de constater que :

  • le fioul n’est plus aussi bon marché qu’il l’a été (les modèles à flamme jaune pallient toutefois ce problème en consommant moins) ;
  • les poêles au fioul doivent être raccordés à un conduit d’évacuation de fumée ;
  • tout comme les poêles à pétrole, ils dégagent une forte odeur.

Poêle au bio éthanol : le plus design

Furieusement "tendances", les poêles "éthanol" peuvent compter sur :

  • leur faible encombrement (on peut les déplacer facilement) ;
  • leur look (parfois très futuriste) ;
  • le peu d’entretien qu’ils nécessitent (ils ne dégagent pas de cendre) ;
  • leur respect pour l’environnement (si dans bio éthanol, il y a "bio", ce n’est pas pour rien !).


Au rayon des points faibles, précisons que les poêles éthanol :

  • ne sont pas éligibles au CIDD (comme le sont les poêles à bois, par exemple) et ne peuvent donc pas être assujettis à la TVA à 5,5%, réservée aux seuls "équipements de chauffage ou de production d’eau chaude fonctionnant au bois ou autre biomasse" ;
  • sans être 100% décoratifs, ont besoin qu’on leur adjoigne un chauffage d’appoint ;
  • coûtent cher.

Poêles : pourquoi faut-il faire appel à un professionnel pour les installer ?

Sécurité oblige, nous vous recommandons de recourir aux services d’un spécialiste pour les travaux d’installation de votre poêle. En effet, un professionnel respectera les normes en vigueur et vous fournira une prestation de qualité.

Enfin, il est indispensable de passer par un professionnel si l’on souhaite bénéficier du Crédit d’impôt ou de la TVA à 5,5%. Et à compter du 1er janvier 2015, celui-ci devra même être RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Poêles : combien coûtent-ils ?

Quel que soit son prix, gardez en tête qu’un poêle est plus économique qu’un radiateur électrique. Il vous permettra donc de réaliser de précieuses économies et vous aurez tôt fait de le rentabiliser.

Pour vous équiper, vous devrez débourser en moyenne :

  • à partir de 400 et jusqu’à 15 000 € pour un poêle à bois traditionnel (contre environ 3 000 € pour un modèle à granulés ou pellets) ;
  • entre 300 et 4 000 € pour un poêle à charbon ;
  • de 100 à 1 000 € pour un poêle à pétrole ;
  • 300 € pour un poêle à gaz ;
  • 600 € pour un poêle au fioul ;
  • de 500 à 1 500 € pour un poêle éthanol.