Les jardins partages : cultiver la solidarite et la biodiversite en milieu urbain

Les jardins partagés : cultiver la solidarité et la biodiversité en milieu urbain

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Les centres urbains sont en plein reverdissement. Des oasis de verdure émergent et se multiplient dans ces paysages de ciment et de béton gris, tant par souci d’esthétique que pour y restituer la biodiversité. Outre les parcs publics dont l’entretien est confié à des agents d’espaces verts, les jardins partagés comptent parmi ces lieux de verdure urbains. Ces jardins associatifs existent à de multiples fins. Au-delà du besoin de reverdissement des villes, ils sont un lieu de rencontre social entre voisins.

Les jardins partagés sont un concept urbain qui existe depuis la révolution industrielle. Ils continuent jusqu’à présent de subsister. Ils s’inscrivent parfaitement dans les grandes lignes de la ville durable de demain, où la verdure doit occuper une place dominante pour compenser les impacts de l’urbanisation. Ces jardins associatifs sont à distinguer des parcs urbains dans la mesure où ils sont collectivement tenus par les résidents d’un même voisinage. Tour d’horizon.

Une expérience sociale pour resserrer les liens dans le voisinage

Les jardins partagés sont loin d’être de simples espaces verts urbains. Ils constituent de véritables lieux de solidarité et de partage social. C’est d’ailleurs l’un des principaux objectifs de la mise en place de ces espaces verts associatifs, à savoir inciter les occupants d’un quartier ou d’un immeuble à l’échange. Traditionnellement, le jardin solidaire est construit sur un terrain mis à disposition des résidents par les collectivités territoriales ou des associations de sauvegarde des jardins familiaux. Le terrain est divisé en parcelles qui sont occupées, cultivées et entretenues individuellement par différentes personnes. Dans la pratique, chacun choisit ce qu’il souhaite cultiver sur son parterre. Le résultat donne un espace vert associatif très éclectique, composé d’une grande diversité de cultures, allant des légumes aux plantes aromatiques, en passant par les fleurs et les arbres fruitiers.

Un espace cultivable pour tous

L’existence des jardins solidaires résout le problème de l’absence de jardin ou de cour extérieure dans certains logements. En effet, grâce aux jardins partagés, tout le monde peut bénéficier d’une parcelle de terre cultivable et s’adonner à cœur joie à la pratique du jardinage. Ce faisant, chacun profite également de la proximité sociale avec les autres occupants du jardin, et tisse des liens avec ces derniers. Très vite, le jardin associatif devient un lieu de rendez-vous hebdomadaire où tout le monde se détend et prend du bon temps tout en jardinant. D’ailleurs, ce concept solidaire a été repris et répliqué par de nombreuses sociétés qui visent le bien-être au travail à travers la mise en place d’un potager d’entreprise.

Des jardins solidaires partout dans les centres urbains

À l’heure où les villes sont de plus en plus enclines à se mettre au vert, les jardins partagés se multiplient dans les métropoles. Ces espaces investissent désormais les toits des immeubles d’entreprise ou de résidence. Ils sont entretenus et partagés par le voisinage. Ces jardins solidaires sont autant des lieux de détente et d’apaisement qu’une manière de se reconnecter avec la nature, mais aussi avec les autres.

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