Quand la réalité virtuelle vient au renfort de la neurochirurgie

La neurochirurgie passe à l’heure de la réalité virtuelle

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Un patient malade du cancer a été opéré éveillé, tout en guidant son neurochirurgien via des lunettes de réalité virtuelle. Une première mondiale réalisée à Angers, dans le Maine et Loire.

À Angers (Maine et Loire), un patient a été opéré d’une tumeur au cerveau éveillé et équipé de lunettes de réalité virtuelle. Ce dernier a pu grâce à celles-ci communiquer avec l’équipe médicale de façon à guider le neurochirurgien pendant l’opération. Cette initiative hors du commun utilisant la réalité virtuelle directement dans le bloc opératoire est une première mondiale. En pratique, le patient a été opéré sous anesthésie locale et portait un casque de réalité virtuelle. Compte tenu de l’emplacement risqué de la tumeur cancéreuse, le dispositif a permis de s’assurer que l’opération n’affecterait pas le langage ou la vision du patient, et ce, d’autant plus que celui-ci avait déjà précédemment perdu un œil.

Le neurochirurgien du CHU d’Angers, Philippe Menei, estime que la réalité virtuelle pourrait à l’avenir permettre de mener des interventions jusqu’à présent impossibles, à l’instar de l’ablation de tumeurs cérébrales situées dans des endroits sensibles du cerveau. Dans le détail, le patient a pu par l’intermédiaire de son casque de réalité virtuelle s’assurer que sa vision était toujours optimale, le tout grâce à un signal lumineux. Une manière pour le neurochirurgien de faire preuve de davantage de précision, et de vérifier qu’il ne porte pas atteinte à la vision du patient en enlevant trop de matière cérébrale, comme l’indique Evelyne Klinger, la directrice de recherche de l’ESIEA, l’école d’ingénieur ayant mis au point le programme. À noter que trois semaines ont passé depuis l’opération, et le patient se porte bien.

 

La réalité virtuelle bientôt étendue à d'autres hôpitaux ?

Si la chirurgie éveillée est de rigueur depuis les années 2000, la réalité virtuelle n’avait jusqu’alors jamais été introduite. Nul doute que cette technique pourrait à l’avenir faire des émules dans d’autres hôpitaux et ainsi profiter à d’autres patients.

 

Sources : numerama

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