Alimentation : découvrez les fruits méconnus et leurs vertus / iStock.com-dangdumrong

Alimentation : découvrez les fruits méconnus et leurs vertus

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Le top 10 des fruits préférés des Français comprend la pomme, la banane, l’orange, le raisin ou encore la cerise. En tête, la fraise, gourmandise printanière, domine sans partage. Nous connaissons presque tout de ces fruits qui se partagent de manière saisonnière l’espace des étals de marchés, des épiceries et des supermarchés. Lorsque l’on s’éloigne des points de vente conventionnels, on peut tomber sur de bien curieux fruits, venus des quatre coins du monde. Ces produits gorgés de saveurs nouvelles possèdent des vertus et des atouts nutritionnels étonnants. Quels sont ces produits et d’où viennent-ils ? Voici une sélection de 10 fruits hors du commun.

La surelle

La surelle, girembelle, surette ou encore groseille étoilée est un petit fruit, initialement originaire de Madagascar et aujourd’hui très répandu en Asie du Sud-Est. D’aspect globuleux, la surelle renferme une chair blanche, pulpeuse et très acide. Elle se consomme cuite, en sirop, sorbet, ou dans les mélanges alcoolisés de punch ou de rhum arrangé. En Asie, elle intervient dans la préparation des sauces aromatiques, du vinaigre et du vin. Riche en fer et très désaltérante, la surelle est reconnue pour ses propriétés diurétique et purgative.

La pomme malacca

La pomme malacca ou « pomme d’eau » est originaire de Malaisie en Asie du Sud-Est et a été introduite aux Antilles au XIXe siècle. Visuellement, elle ressemble à une petite poire allongée couleur pourpre. Sa chair blanche est croquante et gorgée d’eau, ce qui en fait l’un de ses atouts principaux. Relativement fade, la pomme malacca est généralement consommée crue ou en jus.

Le kiwai

Quasi homonyme du kiwi, le kiwai est l’un de ses cousins éloignés, que l’on trouve en Chine, au Japon, en Corée, à Taïwan et en Sibérie. Plus petit que le kiwi tel que nous connaissons, le kiwai présente une peau lisse, verte et comestible. Également plus sucré que son cousin, le kiwai possède une importante teneur en vitamine C et est une source non négligeable de calcium et de phosphore. Il se consomme aussi bien cru que cuit.

L’olive d’automne, ou « baie d’argent »

Ne vous laissez par berner par son nom, l’olive d’automne n’a absolument rien en commun avec l’olive que nous connaissons. Originaire d’Asie du Sud-Est, elle se présente sous la forme d’une groseille rouge et constellée de petits points blancs. Sa chair, sa peau et sa graine sont comestibles et rappellent le goût d’une pêche acide. Riche en vitamine E, elle est également reconnue pour sa teneur en lycopène, un antioxydant très puissant.

L’asimine

L’asimine se trouve presque exclusivement en Amérique du Nord. Ce fruit évoquant une mangue de couleur verte contient une chair crémeuse jaune, parsemée de grosses graines noires. Aux États-Unis, l’asimine, dont la saveur rappelle celle de la banane et de la mangue, est consommée en sorbets, et en yaourts aromatisés. L’asimine est reconnue pour sa teneur en vitamine C et en méthionine, l’un des 9 acides aminés essentiels au corps humain. Attention cependant à ses acides gras saturés.

La poire japonaise

La poire japonaise (ou « nachi », « nashi », « poire des sables », « poire asiatique  » ou même « pomme-poire ») se trouve sans surprise au Japon, mais également en Chine et en Corée du Sud. Comme toutes les poires, sa teneur en eau rend sa chair particulièrement juteuse et désaltérante. Reconnue pour son incroyable richesse en vitamine C, en magnésium, potassium et en cuivre, la poire japonaise est particulièrement recommandée aux personnes souffrant de problème urinaires ou digestifs. Ses vertus compensent sa relative fadeur au goût.

Le jaboticaba

Cultivé en Amérique du Sud, le jaboticaba (également appelé « guapuru », « vigne brésilienne », « hivapuru », « sabará » ou encore « ybapuru ») est un petit fruit rond à la coque couleur violet. Une fois la peau et les graines retirées, sa chair blanche se consomme crue, en confiture ou en sorbet. Certaines variétés du fruit peuvent évoquer le goût du raisin, avec lequel il partage des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Il est notamment utilisé pour apaiser l'asthme, la diarrhée, ou encore l'inflammation des amygdales.

Le pain de singe

Le fruit du baobab, communément appelé « pain de singe », pousse sur les branches de ces arbres millénaires du continent africain. Petit fruit ovale à la coque rigide, il renferme des graines blanches au goût acidulé, semblable à celui du raisin ou du citron, et aux propriétés époustouflantes. En effet, la teneur en vitamine C du pain de singe serait jusqu’à sept fois plus importante que celle de l’orange, et il contiendrait jusqu’à trois fois plus de calcium que le lait. Ses vertus ne s’arrêtent pas là : antioxydant et antibactérien, il est utilisé pour soigner les infections et combler les carences nutritives. Impossible à trouver sous sa forme naturelle en France, il est commercialisé sous forme de poudre, à mélanger avec de l’eau ou à incorporer à une recette quelconque.

La courge barbarine

La courge barbarine (ou « méréville », « gigérine » et « melon d'Espagne ») prend la forme d’une pastèque à la peau zébrée, blanche et verte. Elle dévoile une chair blanche impropre à la consommation lorsqu’elle est crue. Pour cette raison, on la consomme donc cuite, en tartes ou en confitures. Réputée pour ses vertus antioxydantes, la courge barbarine, pauvre en calories et dépourvue de matière grasse, est consommée pour ses atouts diététiques.

Le salak

Le terme « salak » désigne à la fois un serpent en javanais et un palmier épineux qui pousse en Thaïlande, Malaisie et Indonésie. Son fruit comestible éponyme est une grande drupe ovoïde dont la taille peut varier entre 5 et 8cm. Les écailles qui le recouvrent entièrement protègent une chair blanche à la texture similaire à celle d’une pomme et au goût légèrement acide. Le salak représente une source importante de calcium, de phosphore, de potassium et de fer.

Par : Léa Art