Endoscope ou fibroscope

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Endoscopie ou Fibroscopie/iStock.com - kali9 
Endoscopie ou Fibroscopie/iStock.com - kali9 
Le fibroscope est un petit tube souple formé de fibres optiques, qui permet au médecin de voir à distance. Il est par ailleurs doté de conduits permettant d'insuffler de l'air, d'envoyer de l'eau et de l’aspirer à nouveau ou de faire passer une petite pince servant à effectuer des biopsies.


De l’endoscope au fibroscope : toute une histoire !

Les progrès technologiques réalisés depuis la fin du XIXème siècle en matière d’exploration visuelle médicale ont permis tour à tour de visualiser, d’explorer et finalement d’intervenir à l’intérieur du corps humain. L’endoscope fut inventé en 1852 par Antonin Jean Desormeaux. Il a depuis fait du chemin, tant dans l’amélioration de sa technicité que dans l’étendue de son utilisation. L’invention de Desormeaux permettait déjà d’éclairer l’intérieur du corps par l’utilisation d’une lampe gazogène. Dans les années 30, la mise au point d’un tube semi-flexible permit les premières gastroscopies. Mais c’est dans les années 50 que la révolution intervint avec l’apparition de la fibre optique qui permit de transformer l’endoscope en fibroscope, élargissant par là même le champ des possibles. Depuis leur création dans les années 80, les caméras miniatures n’ont eu de cesse de se perfectionner jusqu’à nos jours, permettant l’avènement de la chirurgie endoscopique. Désormais il est possible de visualiser les manipulations chirurgicales sur écran et d’opérer avec plus de facilité sur des organes internes ou des articulations jusque-là difficiles d’accès

La fibroscopie : à la découverte des organes internes

La fibroscopie permet de traiter les lésions internes survenues sur des organes difficiles d’accès tels que l’œsophage, l’estomac, les bronches, la vessie, les organes génitaux ou bien encore le côlon. Ainsi, on l’utilise dans tous les domaines médicaux auxquels se rapportent ces organes : en oto-rhino-laryngologie pour effectuer une laryngoscopie (examen du larynx et des cordes vocales), une rhinofibroscopie (examen des fosses nasales, du larynx et du pharynx) ou bien encore une sinusoscopie (examen des sinus et des muqueuses nasales). On l’utilise également en pneumologie pour réaliser une bronchoscopie afin d’explorer les bronches et la trachée. Elle est aussi utilisée en gastro-entérologie pour effectuer une coloscopie (examen du côlon) ou une gastroscopie (examen de l’estomac) : selon les cas, on parlera alors d’endoscopie digestive basse (par voie basse, pour la coloscopie) ou haute (par voie haute, pour la gastroscopie). La fibroscopie est par ailleurs utilisée en gynécologie/obstétrique, pour examiner les organes génitaux internes féminins (cœlioscopie) et en urologie, pour explorer la vessie (cystoscopie). Enfin  on l’utilise en orthopédie pour réaliser une arthroscopie (exploration d’une articulation). 

Fibroscopie, un examen délicat ?

Lorsque l’intervention le permet, l’outil est introduit par les voies naturelles (bouche, fosses nasales, rectum) ce qui nécessite soit l’absorption d’un simple tranquillisant (en cabinet médical), soit une anesthésie locale de courte durée (à l’hôpital ou en clinique). L’examen se déroule généralement sur une trentaine de minutes. Lorsque l’accès par voie naturelle est compromis, la procédure consiste à inciser l’épiderme au niveau de l’organe à explorer. Si vous devez passer une fibroscopie, il importe de respecter des règles strictes. Ainsi abstenez-vous de manger, de boire ou de fumer pendant les 12h précédant l’examen. L’état de jeûne est un des éléments qui permettra la bonne exécution de l’examen car, dans le cas d’une fibroscopie digestive basse par exemple, le côlon sera propre et dégagé durant son observation. Généralement une préparation buvable prescrite par le médecin permet de se purger de manière efficace. Sachez que la complication la plus courante suite à une fibroscopie est une sensation de ballonnement, désagréable mais bénigne. Les complications graves sont exceptionnellement rares, la plus critique consistant en une perforation de l’organe exploré par le fibroscope. 

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