Le mouvement "Civic Tech" : être citoyen à l'ère du numérique

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Découvrez les "Civic Tech"
Découvrez les "Civic Tech"

Elles répondent aux noms de Fluicity, Vooter, City2Gether, ou Neocity… Ces plateformes citoyennes ont pour noble ambition d’injecter une énergie nouvelle dans la démocratie locale à l’heure où un important pourcentage des citoyens boude les urnes lors des élections.

Civic Tech ?

Ces plateformes s’inscrivent dans le mouvement « Civic Tech » – ou « technologies civiques » – qui prône la mise en place d’outils numériques permettant de réintégrer la participation citoyenne dans la vie politique. En forte croissance, le mouvement répond à une double nécessité : renouer le dialogue entre les citoyens et les municipalités et dépoussiérer un modèle politique figé dans des institutions vieillissantes.

Comment ça fonctionne ?
 

Complètement gratuites pour les usagers, les plateformes de consultation sont facturées aux municipalités sur une base forfaitaire selon les prestations fournies. L’utilisateur se connecte à l’interface à titre consultatif ou pour intervenir sur un sujet. Il peut avoir accès aux menus des cantines, signaler un éventuel dysfonctionnement dans les services publics ou encore voter un budget participatif.

En France

En France, le mouvement a le vent en poupe. Plus d'une vingtaine de startups ou d'associations sont recensées sur l'annuaire collaboratif intitulé « la Civicthèque ».

Le 24 mai dernier, la secrétaire d’état au numérique Axelle Lemaire ouvrait à l’Assemblée nationale une réunion « mardigital » pour initier les députés aux Civic Tech et aux nouveaux outils de consultation publique. En septembre 2015, la secrétaire d’état avait elle-même utilisé la plateforme « Parlement & Citoyen » pour la consultation publique sur le projet de loi sur le numérique.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, vient quant à elle d’annoncer la création d’un incubateur de startups citoyennes en plein cœur de la capitale.

La démocratie 2.0 pour qui ?

Au-delà de l’effet d’annonce, jusqu’où ces outils peuvent-ils renouveler le dialogue démocratique local ? Un élément avec lequel les municipalités doivent composer aujourd’hui, c’est la « ségrégation numérique ». Autrement dit : l’inégalité d’accès aux outils numériques. Les plateformes de consultation publique visent essentiellement un public de jeunes actifs connectés qui s’intéressent à la vie de leur quartier, mais n’ont ni le temps ni l’envie de participer aux réunions municipales. Compte-tenu de la dynamique du mouvement et de l’intérêt croissant des municipalités, la démocratie 2.0 devrait certainement progressivement élargir ses rangs.

Sources : lemonde.fr ; challenges.fr ; latribune.fr

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