5 idées reçues sur le sexe

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5 idées reçues sur l'amour / iStock.com / Suradech14
5 idées reçues sur l'amour / iStock.com / Suradech14
Est-il vrai qu'un premier rapport sexuel est souvent désagréable voire fait souffrir une jeune femme, qu'une grossesse est très improbable la première fois, que le point G n'est pas un mythe, qu'amour et orgasme sont indissociables ou encore qu'une déchirure de la verge est possible lors d'étreintes fougueuses ? Vérifions cela tout de suite.


Pour les jeunes femmes, la première fois est douloureuse

Non, pas forcément. Le stress de la première fois peut en effet entraîner chez la jeune fille la tension des muscles. La pénétration devient alors plus difficile, voire désagréable et douloureuse. L'envie de faire l'amour (et non 'je veux faire comme les copines !'), de longs préliminaires et un partenaire attentif sont les clefs d'une première fois réussie. Il faut savoir attendre le bon moment et choisir un partenaire que l'on aime. Le succès ou l'échec de ce premier rapport sexuel sont souvent déterminants pour la mise en place de la sexualité.

On ne peut pas tomber enceinte au premier rapport sexuel

Faux. De nombreux préjugés circulent concernant le premier rapport sexuel et les solutions (?) pour ne pas tomber enceinte. Une jeune fille en âge de procréer (généralement vers 12 ans) peut tout à fait tomber enceinte lors de sa première relation sexuelle. Elle ne doit pas croire non plus que, parce que son partenaire s'est 'retiré' juste à temps, elle ne risque rien. Ou encore que la période de menstruations la protège d' 'avoir une brioche au four' ou 'un polichinelle dans le tiroir'.

La solution la plus efficace pour ne pas tomber enceinte, c'est d'utiliser un moyen de contraception fiable : préservatif avec spermicide, pilule, éponge contraceptive, diaphragme, implant contraceptif, injection de Depo-Provera®... Rappelons toutefois que seul le préservatif protège des MST, dont le Sida. Alors, sortez de préférence couverts !

Le point G existe

Peut-être. Les études se suivent et se contredisent. Une fois réalité, une fois mythe, le fameux point G n'a pas fini de susciter des controverses. Découvert par le chercheur et gynécologue allemand Ernest Gräfenberg (≃ 1950), le point G fait débat quant à son emplacement et sa sensibilité érotique.

Même si la majorité des scientifiques s'accordent sur son existence, le point G n'aurait été trouvé, selon un sondage de Doctissimo, que par seulement 35% des français. S'il existe, le stimuler est un art difficile qui exige beaucoup de doigté (sans vilain jeu de mot) pour amener sa partenaire à l'orgasme.

Une femme qui ne connaît pas d'orgasme n'éprouve pas de plaisir

Faux. Si, dans les sondages, les organes génitaux féminins sont généralement plébiscités par les hommes en matière de jouissance, ils ne sont pas les seuls à donner du plaisir sexuel à la femme.

Plus sensible que le corps masculin, le corps féminin regorge en effet de zones réceptives aux préliminaires amoureux. En fait, pour le philosophe et psycho-sexologue David Simard, « c'est le fait de caresser une partie du corps qui le rend sensible aux caresses ». Toute caresse habile est potentiellement érogène. L'orgasme vaginal n'est pas la condition sine qua non d'un rapport sexuel réussi.

Le pénis est fragile, il peut se casser...

Vrai. Ne comportant aucun os, le pénis peut néanmoins se fracturer lors de séances sexuelles un peu trop mouvementées. En fait, il ne s'agit pas d'une fracture comme il est souvent dit mais d'une déchirure du tissu fibreux enveloppant la verge : l'albuginée.

Douleur intense et bleuissement caractérisent cette rupture qui doit être traitée chirurgicalement de toute urgence.