5 idées reçues sur le Canada

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5 idées reçues sur le Canada / iStock.com - daoleduc
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Tout le monde a entendu parler de l'accueil formidable des canadiens envers les touristes, de leur hiver glacial et interminable, de leur surconsommation de sirop d'érable ou encore de leurs espaces vierges infinis. Mais tout cela est-il vrai, tout comme le fait qu'ils parlent pour la majorité d'entre eux français ? Voyons les réponses.


Les canadiens sont très accueillants

Vrai. Très souvent classé dans le top 10 des pays les plus accueillants du monde, le Canada est une destination très prisée des touristes français. Le côté très chaleureux des canadiens a d'ailleurs été plébiscité par le Reputation Institute en 2014 et 2015 qui classe ce grand 'village' (origine amérindienne du nom) au 1er rang des pays à visiter. Pas de 'faces longues' ou 'd'airs bêtes' au Canada, un pays dont vous 'tomberez sûrement en amour'. Dans le dernier rapport du Forum économique mondial (WEF), le Canada obtient la mention 'très bien' pour son accueil des touristes étrangers.

L'hospitalité légendaire et l'ouverture d'esprit des habitants ne sont pas les seuls points forts du Canada. Au classement des choses à faire ou à voir dans ce gigantesque pays (≈ la superficie de l'Europe) :

  • le Vieux Québec ;
  • les Chutes du Niagara ;
  • les parcs nationaux : Réserve nationale de Nahanni, parc de Banf, Riding Mountain... ; 
  • une rando en motoneige au Québec ; 
  • les villes de Toronto et Vancouver ; 
  • l'observation des baleines ; 
  • un road trip été indien dans les Cantons-de-l'Est, dans les Laurentides ou encore en Mauricie...

L'accueil est apprécié des touristes mais également des migrants français dont le nombre a plus que doublé ces 10 dernières années à Montréal par exemple. Le Canada se place à la 7ème place des pays les plus populaires pour les expatriés français qui plébiscitent entres autres la qualité de vie.

L'hiver est très froid et dure très longtemps

Vrai et Faux. Il y a 4 saisons au Canada, comme en Europe, et les températures varient énormément d'une région à l'autre étant donné la superficie du territoire. En ce qui concerne Montréal, il ne fait pas – 40°C tout l'hiver contrairement à une idée reçue largement répandue. De début décembre à début avril, les températures oscillent entre 0° et – 15°C. Il s'agit principalement d'un froid sec avec peu de vent qui maintient généralement la couche neigeuse tout l'hiver. A Québec, il faut un peu plus froid et l'hiver dure de mi-novembre à mi-avril. Sur la côte Ouest à Vancouver, les hivers sont quant à eux humides et doux (entre 0 et 10°C) avec un temps très changeant.

Effrayant pour certains voyageurs, l'hiver canadien réserve aux 'courageux' autant d'activités qu'aux autres saisons. Fans de sport d'hiver, les canadiens vous invitent à pratiquer, à Montréal même dans le Parc Mont-Royal : le patin à glace, les raquettes, le ski de fond, la luge... Montréal regorge d'événements en hiver : Festival Montréal en Lumière, Nuit Blanche, Fête des neiges, Fééries du Vieux-Montréal, Igloofest... Le Carnaval de Québec (fin janvier-mi février) attire aussi de très nombreux visiteurs internationaux.

Période de haute-saison touristique, l'hiver au Canada est indissociable de randonnées en chiens de traîneaux, en motoneige ou encore en raquettes dans des paysages enneigés à coupés le souffle.

Les canadiens parlent tous français

Faux. Même si tous les canadiens connus en France parlent français, tous les canadiens ne parlent pas français. La langue française, provenant majoritairement de la colonisation française en Amérique, est principalement utilisée par les habitants des provinces de Québec (≈ 85%), du Nouveau-Brunswick (≈ 32%), de l'Ontario (≈ 4,5%), de l'Île-du-Prince-Édouard (≈ 4%) ou encore de la Nouvelle-Ecosse ; le territoire du Yukon compte quant à lui près de 5% de franco-yukonnais. On trouve des francophones dans toutes les provinces (10) et territoires (3) du Canada.

Le pourcentage de Canadiens francophones (≈ 30%) subit une baisse lente mais continue depuis 30 ans.

Les canadiens consomment beaucoup de sirop d'érable

Vrai. Plus gros producteur (80%) et exportateur (82%) au monde de sirop d'érable, le Canada et notamment les provinces de Québec (plus de 90% de la production) et d'Ontario sont tout naturellement de gros consommateurs de cet édulcorant naturel aux nombreux bienfaits. Une étude de Massive Health (2012) parue dans le Huffington Post Canada confirme que les canadiens consomment 6,19 fois plus d'aliments au goût d'érable que les autres.

Si une majorité de québécois consomme quotidiennement du sirop d'érable en tant que substitut au sucre, d'autres pays en sont friands et notamment les États-Unis (≈ 63% des exportations canadiennes), le Japon (≈ 9,5%) ou encore l'Allemagne (≈ 8,4%) ; en France, la consommation de sirop d'érable reste faible.

Véritable 'or brun' du terroir canadien riche en oligo-éléments, vitamines et polyphénols, le sirop d'érable est reconnu pour ses propriétés anti-oxydantes. Moins calorique que le sucre et riche en saveurs, il constitue une bonne alternative pour agrémenter les plats aussi bien sucrés que salés. 

Le canada, un pays très nature...

Oui mais. Lacs, sapinières, forêts d'érables, parcs nationaux, ours, baleines... le côté nature du Canada, vanté avec justesse par toutes les agences de voyage, fait rêver les amoureux d'authenticité et de grands espaces. Avec 3,62 habitants/km² (France : 116,94 h/km²), le 2ème plus grand pays au monde offre en effet des terres sauvages à l'infini où la nature est reine. Vous aimez observer les animaux dans leur milieu naturel ? Le Canada est l'endroit rêvé pour admirer caribous, bœufs musqués, bisons, élans, cerfs, castors, ours polaires, morses, saumons rouges... et autres animaux sauvages. Très touristique, le Canada offre à toutes les saisons une multitudes de visages permettant des séjours très diversifiés.

Malheureusement, le Canada est également sur le podium des pays les plus pollueurs de la planète en termes d'émission de CO2/habitant avec l'Australie et les États-Unis. Des engagements pour le climat peu ambitieux par rapport aux autres pays ainsi qu'un chef de gouvernement climato-sceptique expliquent en partie cette mauvaise place du Canada.