Emploi : 5 profils de recruteurs (et comment s’y adapter)

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5 profils de recruteurs (et comment s’y adapter) / iStock.com - Peopleimages
5 profils de recruteurs (et comment s’y adapter) / iStock.com - Peopleimages
Dans le monde féroce des ressources humaines, les recruteurs apparaissent comme des prédateurs, à l’affut constant d’un profil ou d’un CV. Ils sont reconnaissables à leurs manières, parfois très directes et souvent commerciales, destinées à attirer les candidats potentiels. Dans l’échange que constitue un entretien d’embauche, l’attitude du recruteur compte autant –si ce n’est plus – que le comportement du candidat. Pour le candidat, le profil du recruteur intervient en effet comme une variable à prendre en compte pour adapter sa présentation et son discours. Dans un ouvrage intitulé "18 façons de dérocher ce job" et paru en 2012, le psychologue du travail David Bernard identifie plusieurs profils pathologiques de recruteurs. Il les nomme selon le trait de caractère dominant. Focus sur cinq de ces profils, et sur les manières de réagir et d’adapter son attitude pour optimiser ses chances de décrocher un emploi. 


Le Conciliant

Le premier profil identifiable chez les recruteurs est celui du « conciliant ». Dans ce cas-ci, le recruteur dégage une sympathie naturelle qui met tout de suite à l’aise. Dans sa gestuelle et son discours, il apparait ouvert et empathique. Pour optimiser l’efficacité de l’échange avec un recruteur conciliant, il faut donc pondérer ses ardeurs. Face à lui, nul besoin d’exagérer les traits de son caractère, ou de mentir sur ses accidents de parcours. Le recruteur conciliant saura se montrer sensible à l’esprit d’équipe et à l’écoute des soubresauts de votre CV. 

Le Dominant

Le profil dominant est sans doute l’un des plus fréquents et, incontestablement l’un des plus redoutés par les candidats. Le recruteur dominant ne laisse aucune place à l’ambiguïté : il initie et dirige l’interaction de A à Z. Il n’hésite pas à enchainer les questions sans forcément attendre les réponses, pour déstabiliser son interlocuteur. Son but ? Trouver et explorer la faille. On le reconnait à sa poignée de main franche et directe, et sa gestuelle assurée, assorties d’un ton sec et parfois froid. Le recruteur dominant aime le défi et le fait sentir, d’un autre côté, il n’aime pas perdre son temps. Face à lui, il ne faut donc pas hésiter à aller droit au but et insister sur vos succès en restant très factuel.

L’Extraverti

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le recruteur extraverti ne cache pas son jeu. Il entre dans une conversation comme il entre en scène. Volubile, il parle fort, de sujets qui n’ont pas forcément trait à l’entretien. Le sympathique bonhomme saura se montrer sensible aux profils atypiques, tout comme aux personnalités créatives et aux énergies novatrices. Face à lui, démontrez vos capacités en détaillant votre approche innovante d’une situation donnée (par exemple : résolution d’une situation problématique avec des méthodes peu habituelles). 

Le Control Freak

Un tantinet obsessionnel, le profil dit « control freak » se distingue des autres par sa maîtrise quasi-maladive de son temps et de son espace. On le reconnait facilement à son nœud de cravate impeccable, ou à l’organisation méthodique de son espace de travail (stylos rangés par ordre alphanumérique, post-it ordonnés dans le sens des aiguilles d’une montre, etc.). Lorsque l’on se présente à un entretien avec un recruteur de type « control freak », il convient de prendre une bonne inspiration. Puis, de présenter de manière structurée les grandes lignes de son parcours, en les étayant d’éléments factuels et de données tangibles. Le recruteur sera particulièrement sensible à l’esprit de synthèse dont fait preuve le candidat.  

L’Hystérique

Enfin, le recruteur au profil dit « hystérique » est sans doute le plus discret. D’apparence pondérée, il peut vite sortir de ses gonds. On le reconnait à la rigidité de ses gestes. Face à ce type de recruteur, il serait tentant de prendre ses jambes à son cou, et de reprogrammer un rendez-vous en espérant tomber sur un autre profil. L’interaction n’est pourtant pas impossible : le recruteur « hystérique » appréciera la pondération des propos du candidat qui ne cherchera pas à se mettre en avant de manière ostentatoire. En effet, le recruteur n’aime pas se faire voler la vedette. Les compétences, résultats, succès et autres seront amenés intelligemment, au fur et à mesure d’une conversation équitable et mesurée. 

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