Le ténia ou ver solitaire : tout savoir !

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Le ténia ou ver solitaire : tout savoir ! / iStock.com - jarun011
Le ténia ou ver solitaire : tout savoir ! / iStock.com - jarun011
Douleurs abdominales, troubles de l’appétit : le ver solitaire est une affection fréquente, même dans les pays occidentaux. Bénigne dans la plupart des cas, elle engendre de nombreux désagréments pénibles au quotidien. Qu’est-ce qu’un ver solitaire ? Comment le diagnostiquer et comment s’en débarrasser ? Voici quelques explications et recommandations à suivre pour limiter les risques de contamination.


Qu’est-ce que le ver solitaire ?

Le « ver solitaire » ou « ténia » est un ver parasite qui se développe dans l’intestin grêle des êtres humains. Solidement fixé à la paroi intestinale, il peut y rester et y vivre pendant 30 à 40 ans. Physiquement, le ténia est un ver plat dont l’aspect évoque un ruban pouvant atteindre 10 mètres de long. Hermaphrodite, il contrôle son propre cycle de reproduction : les anneaux qui le composent et qui se développent lors de sa croissance contiennent ses œufs.

Quels sont les modes de contamination du ver solitaire ?

Le ver solitaire s’ingère lors de la consommation de viande – généralement bovine ou porcine – ou de poisson contaminé, cru ou pas assez cuit. Il existe donc plusieurs types de ténia, attachés à chaque vecteur : le « ténia saginata » s’attrape en consommant de la viande de bœuf, le « ténia solium » se loge dans la viande de porc et le « ténia du poisson » se retrouve dans la chair de certaines espèces de poissons d’eau douce. Les larves du ténia se logent dans les muscles ou dans la chair des animaux pour former de micro-kystes. Comme ces larves sont tuées lors de la cuisson, le risque d’ingestion de larves actives est donc plus important lors de la consommation de viande ou de poisson crus. Une fois ingérée, la larve de ténia se fixe par la tête à la paroi de l’intestin grêle. Elle s’y maintient et se développe à la faveur de la nourriture ingérée par son hôte. Le ver atteint sa taille adulte après 3 mois. Il commence alors son cycle de reproduction en fabriquant des anneaux pourvus d’un appareil reproducteur. Les anneaux, qui contiennent des œufs, sont expulsés par voie anale. Ces anneaux plats mesurent jusqu’à 2 cm de long et ressemblent à des pâtes alimentaires. Une fois libérés, ils propagent les œufs dans l’environnement et débutent leur cycle de contamination.

Quels sont les symptômes ?

Si la plupart du temps les sujets infectés ne présentent aucun signe d’infection parasitaire, la présence du ver solitaire est constatée par une perte anormale et rapide de poids et d’autres symptômes connexes. Le ténia peut également causer des troubles de l’appétit, des douleurs abdominales, des nausées, des éruptions cutanées, un état de fatigue généralisé et autres symptômes associés. La preuve concrète de contamination est la présence d’anneaux dans les selles, dans les sous-vêtements ou encore dans le linge de lit.

Comment diagnostiquer un ver solitaire ?

Après constatation des symptômes, la consultation est essentielle. Elle permet d’établir un diagnostic et de déterminer le traitement adapté. Les médecins peuvent prescrire une prise de sang, cependant seul un examen parasitologique des selles permet d’établir avec certitude la contamination, grâce à la présence des œufs.

Comment se débarrasser d'un ver solitaire ?

Le ténia est une affection bénigne qui nécessite un traitement adapté, sans lequel le ver continue tranquillement sa croissance dans l’intestin. Le ver solitaire étant un parasite, le traitement médicamenteux qui permet de s’en débarrasser est à base de vermifuges. Le médicament tue le ver qui est expulsé de l’organisme par les voies naturelles, à l’aide d’un purgatif permettant l’élimination fécale des anneaux. La contamination par un ver solitaire ne laisse généralement aucune séquelle si la maladie est traitée rapidement et si le traitement est correctement suivi.

Comment prévenir la contamination du ver solitaire ?

Une fois le ténia éradiqué, il convient de mettre en place des mesures d’hygiène quotidiennes, comme le lavage régulier du linge de lit, des serviettes et des sous-vêtements. Il est généralement essentiel de veiller à la cuisson de la viande, notamment de la viande de bœuf et de porc. Il est également recommandé de limiter la consommation de viande crue (tartare) et d’éviter d’ingérer de la viande cuite ou crue dans les pays et régions du monde dans lesquels les contrôles sanitaires sont reconnus comme étant peu développés. Si les normes sanitaires françaises permettent de limiter les contaminations, le lavage systématique des mains avant les repas et après un passage aux toilettes contribue à réduire les risques.

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