Quels sont les connecteurs et transmetteurs audio et vidéo ?

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iStock-Andrei Metelev
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La « connectique » est un terme générique qui regroupe tous types de connecteurs et de prises électriques ou optiques. La connectique est donc une affaire de câbles, de signaux et de transmission. Du branchement d’un lecteur DVD à la mise à jour d’un smartphone, elle est présente dans tous les aspects de nos vies modernes. Péritel, RCA, HDMI : nous vous proposons un petit survol de l’histoire et de l’évolution des connecteurs et transmetteurs les plus célèbres en audio et vidéo. 


Histoire de l’évolution des connecteurs audio et vidéo

Vie et déclin de la prise Péritel

À l’époque de la télévision analogique, le connecteur phare des appareils télévisuels européens commercialisés est la prise Péritélévision ou Péritel. Véritable révolution, la prise tout-en-un permet de faire transiter au minimum les signaux suivants : CVBS (Chroma Video Blanking Synchro), Entrée/Sortie son (stéréo ou mono), signaux de télécommande (selon la compatibilité des modèles), commutation lente (AV) pour la sélection de la source et la commutation du format image (4/3 et 16/9), commutation rapide (vidéo + RVB). En France, dès 1980, la Péritel est adoubée par un décret obligeant les constructeurs à intégrer le connecteur et ses 21 broches aux appareils vidéo destinés au grand public. Les connecteurs Péritel comprennent une fiche femelle incorporée sur la façade arrière des appareils, un cordon mâle/mâle et un cordon prolongateur. Le cordon mâle/mâle est très court. Le cordon prolongateur ne peut quant à lui excéder 3 mètres, la longueur maximale lui permettant de transmettre efficacement les signaux analogiques sans perturbation (grésillements et variations de l’image). Ses sautes d’humeur font de la prise Péritel un câblage capricieux réservé aux écrans basse définition. Dès le début des années 2000, l’évolution fulgurante de la technologie numérique propulse la Péritel dans la désuétude. En France, elle n’est plus obligatoire sur les postes de télévision depuis 2015.

Le modèle américain

 En Amérique du Nord, le connecteur analogique le plus courant est de type RCA, acronyme de « Radio Corporation America ». Le RCA a été initialement conçu pour remplacer les fiches téléphoniques des centraux téléphoniques manuels. Lancée en 1970, la prise a été commercialisée au moment du boom des magnétoscopes et des lecteurs cassettes. La grande particularité d’une connexion RCA réside dans la pluralité, et donc, l’interdépendance de ses câbles. En effet, chaque signal électrique nécessite un câblage spécifique. Les appareils sont dotés de connecteurs RCA femelles, constitués d’un trou central entouré d’un cylindre métallique. Les prises mâles colorées se situent aux extrémités des câbles. Chaque couleur est liée à un signal : les connecteurs de couleur rouge et blanc sont utilisés pour la transmission de données audio analogiques stéréo et la fiche jaune permet de transmettre un signal vidéo composite. Les connecteurs rouge, vert et bleu permettent quant à eux de transmettre des signaux vidéo à composantes (YUV ou YCrCb). Populaire, le connecteur RCA présente toutefois de nombreux inconvénients. Notons en particulier la multiplicité des câbles, qui tend à fragiliser l’installation électronique, décuplant le risque de faux contacts et de débranchement. 

L’incontournable HDMI

Aujourd’hui, la connexion HDMI est connue de quiconque possède un téléviseur HD, un vidéoprojecteur, un lecteur DVD, un lecteur Blue Ray, un décodeur ou encore une caméra HD. La technologie « High Definition Multimedia Interface », normalisée en 2002, est un pur produit du virage numérique. Autrement dit, le HDMI est au numérique ce que la prise Péritel était à l’analogique en Europe et le RCA à l’Amérique du Nord. Remplaçant l’équivalent de 8 câbles audio et de 5 câbles vidéo, la fiche HDMI permet de faire passer tous les signaux par un seul cordon se terminant par une prise miniature de 19 broches. 100 % numérique, le connecteur HDMI assure la transmission directe des signaux audio et vidéo sans altération, depuis la source jusqu’au système-cible. Évolution technique oblige, les versions de câbles HDMI se succèdent à une vitesse folle. Si chaque version utilise théoriquement le même type de câble et de fiche (hors mini et micro HDMI, dont la prise est plus petite), elle accroît un peu plus les résolutions supportées par le connecteur (augmentation de la bande passage et de la capacité de transmission du câble).

Les transmetteurs audio et vidéo

Aujourd’hui, il est possible d’aller encore plus loin. La consommation d’audio et de vidéos devient de plus en plus nomade et intensive. Pour les plus gros consommateurs d’entre nous, l’installation d’un système de connectiques et de transmetteurs plus complet est nécessaire pour profiter pleinement du son et/ou de l’image. C’est ici que les transmetteurs, en complément des connectiques présentés dans notre historique entrent en jeu.

Grâce aux transmetteurs, vous pourrez regarder un écran de télévision à une grande distance de la box par exemple où bien récupérer Internet par le déploiement d’un réseau Wi-Fi entre deux diffuseurs à un autre étage de la maison.

L’objectif des transmetteurs est de créer un réseau domestique via les technologies WiFi, Bluetooth, RF (Radio Fréquence) ou IR (Infrarouge) pour étendre la diffusion d’un signal qu’il soit audio ou vidéo vers un diffuseur distant (avec ou sans fil). En termes de matériels, et en regardant sur Cdiscount par exemple, vous trouverez de quoi bien vous équiper pour une installation système performant.