Avenir de l'Homme : l'anthropocène, qu'est-ce que c'est ?

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Avenir de l'Homme : qu'est-ce que l'anthropocène ?
Avenir de l'Homme : qu'est-ce que l'anthropocène ?

D’après les scientifiques réunis à l'été 2016 au Cap, en Afrique du Sud, à l’occasion du Congrès géologique international, l’holocène - l’ère géologique actuelle - toucherait à sa fin. Désormais, nous entrons dans une nouvelle ère baptisée anthropocène.

Cette nouvelle ère géologique serait celle de l’influence de l’Homme sur la transformation de la Terre. Elle marquerait ainsi la fin de l’ère holocène, commencée il y a près de 10 000 ans.

Un vote largement majoritaire

Les scientifiques réunis en Afrique du Sud ont voté à 30 voix contre 3 le passage vers cette nouvelle ère géologique, tandis que deux votants se sont abstenus. Cependant, le passage de l’holocène vers l’anthropocène n’est pas effectif pour autant. En effet, cette proposition doit être validée par l’Union internationale des sciences géologiques ou IUGS, et la procédure pourrait prendre 2 ou 3 ans.

Des preuves

D’après le paléobiologiste Jan Zalasiewicz de l’Université de Leicester, le changement d’ère géologique n’est pas à prendre à la légère, car cette échelle constitue la “colonne vertébrale de la géologie”. Ainsi, il faudrait des preuves de l’activité de l’homme dans les strates géologiques pour confirmer l’entrée de la Terre dans une ère nouvelle. Les chercheurs devront donc identifier des signes dans les glaciers de l’Antarctique, les sédiments des lacs, les arbres ou les coraux pour identifier le passage à l’anthropocène. Pour Zalasiewicz, les chercheurs ont le choix entre la pollution plastique, les éléments radioactifs dégagés par les essais nucléaires ou encore les particules de béton.

Des débuts encore non identifiés

Les scientifiques émettent trois hypothèses concernant le début de cette nouvelle ère. Pour certains, l’anthropocène a commencé il y a 9 000 ans lorsque l’homme a décidé de cultiver les champs et d’élever des animaux. Pour d’autres, elle a débuté vers le milieu du XIXe siècle avec la première révolution industrielle en Angleterre. Cependant, les scientifiques réunis au Cap défendent la théorie de la “grande accélération” intervenue après 1945. D’après eux, c’est à cette période que la consommation d’énergie et d’eau, ainsi que les émissions de CO₂ et les essais nucléaires ont contribué à l’extinction progressive de la biodiversité.