FIAC : investir dans l’art contemporain, un bon "placement" ?

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Du 23 au 26 octobre, la Foire internationale d’art contemporain (FIAC) de Paris rassemble galeries et collectionneurs internationaux. Contre toute attente, le marché de l’art a atteint un nouveau record du montant des ventes en 2013, entraînant la hausse globale des œuvres d’art contemporain. Mais ce phénomène en fait-il un bon placement ?

La Foire internationale d’art contemporain (FIAC) se tient à Paris à partir de ce jeudi et jusqu’au 26 octobre. L’occasion de convier les galeries les plus renommées et les plus grands collectionneurs du monde entier. Cette année, le marché est en bonne santé, après des années en demi-teinte et alors qu’un record de ventes a été établi en 2013. Résultat, la valeur des œuvres d’art contemporain n’a eu de cesse d’augmenter, incitant nombre de sociétés de conseil en investissements à se tourner vers ce type de placement.

Aux États-Unis, notamment, des clients qui ne sont pas nécessairement des collectionneurs ou des passionnés acquièrent une œuvre de leur goût pour ensuite la revendre à profit. Mais cette pratique est encore mal vue en France, comme le soulignent les spécialistes, notamment parce que les Français privilégient largement les placements bancaires. Néanmoins, contrairement aux idées reçues, l’achat d’une œuvre d’art serait un placement moins risqué et engageant qu’un achat immobilier.

Spéculer ou acheter par passion ?

En moyenne, les Français détiendraient 25 000 euros sur leurs comptes bancaires, mais à des taux particulièrement peu élevés. Une somme qui permettrait de commencer une collection d’une certaine envergure. À l’Officielle, la foire jumelle de la Fiac consacrée aux galeries et artistes qui montent, un certain nombre d’œuvres affichent par exemple des prix en dessous des 1 000 euros. Mais comme le mettent en évidence les galeristes, un tel choix offre avant tout un enrichissement émotionnel, au-delà du placement.

Il serait à ce titre crucial de ne pas percevoir les œuvres comme de simples variables d’un dispositif de spéculation. D’ailleurs, le fait d’acheter une œuvre d’art contemporain ne garantit en aucun cas la richesse.

Acheter une œuvre sans prendre de risque

Reste qu’il est tout à fait possible d’acquérir une œuvre tout en ayant la certitude de ne pas perdre d’argent. Pour ce faire, il faut trouver une bonne galerie garantissant que la cote de l’artiste dont on a acquis une œuvre va monter. De fait, acheter une œuvre est à la fois un choix par passion, mais réfléchi. Car il est évident que l’acheteur doit prendre en compte ses capacités financières.

À noter que les conseillers en investissement considèrent que le fait d’acheter sept ou huit œuvres de jeunes artistes distincts garantit une plus-value considérable. Mais pour les puristes, le principal intérêt d’un tel achat est symbolique et intellectuel. L’aspect financier, lui, ne vient qu’après.

Sources : fiac, bfmtv, leparisien