Plan vigipirate "alerte attentat" : ce que prévoit le dispositif

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Suite au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ce mercredi 7 janvier, au moins douze personnes dont deux policiers et notamment les dessinateurs Charb, Wolinski, Cabu et Tignous, ont trouvé la mort. Dénonçant un attentat terroriste, François Hollande a évoqué la mise en place d’un plan Vigipirate de niveau attentat en Île-de-France. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Peu avant 13h, après l’attentat à Charlie Hebdo qui a fait au moins douze morts ce mercredi, le ministère de l’intérieur a annoncé l’application d’un plan Vigipirate alerte attentat en Île-de-France – le niveau le plus élevé. Rappelons que les deux hommes en fuite, qui se sont introduits vers 11h30 équipés d’armes lourdes chez Charlie Hebdo, sont toujours activement recherchés.

Sur le site risques.gouv, une infographie détaillée indique de quoi il en retourne. En pratique, ce cas de figure suppose la mise en alerte des services de secours et des forces de l’ordre, tandis que les forces armées sont amenées à renforcer leur surveillance. En parallèle, des cellules de crise sont mises en place.

D’autre part, un certain nombre d’interdictions sont de mise : il n’est alors notamment plus autorisé de se garer au niveau des établissements scolaires. Par ailleurs, un renforcement des contrôles de personnes est appliqué, de même qu’un renforcement des dispositifs de détection d’explosifs. À noter que si le plan Vigipirate comptait jusqu’à 2013 cinq niveaux distincts, plus que deux niveaux sont désormais de mise, depuis début 2014 : vigilance et alerte attentats. Or, jusqu’à présent, l’alerte attentat n’avait encore jamais été exécutée.

Sources : risques.gouv, jdd, slate

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