Couple : qu'est-ce que le "cushioning" ?

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Couple : qu'est-ce que le "cushioning" ? / iStock.com - Antonio Guillem
Couple : qu'est-ce que le "cushioning" ? / iStock.com - Antonio Guillem

À l’ère du numérique et des réseaux sociaux, tout le monde peut, en seulement quelques clics, se créer un profil sur une appli ou un site de rencontre. Il s’agit d’une opportunité unique pour les âmes esseulées et les infidèles. Ces derniers s’en donnent d’ailleurs à cœur joie à travers le “cushioning”. Décryptage.

Le succès des sites et applis de rencontre a entraîné des changements notables dans la manière de vivre une relation amoureuse. La dernière tendance en la matière, le “cushioning”, est ainsi supposée redéfinir la notion de couple. Toutefois, il s’agit juste d’un nouveau terme pour désigner une mauvaise habitude séculaire, l’infidélité.

Le “cushioning”

En anglais, “cushioning” peut se traduire par “amortisseur” ou “le fait d’amortir le coup”. Ainsi, sur les sites de rencontre, ce terme désigne une technique peu flatteuse consistant à garder une personne sous le coude, bien que l’on soit déjà en couple. Les adeptes de cette pratique ne s’en cachent pas et n’hésitent pas à mettre la mention “en couple” sur leur profil.

Ce phénomène tendance s’explique notamment par le fait de vouloir assurer ses arrières en cas de rupture. Cette initiative s’avère intéressante lorsque la relation se trouve au plus mal. La personne inscrite sur le site évite ainsi de se retrouver seule du jour au lendemain. Pour d’autres, il s’agit surtout de vivre une aventure en dehors de leur couple, car leur partenaire actuel ne leur suffit pas. Dans les deux cas, il est assez difficile de distinguer cette pratique d’une infidélité classique. Toutefois, l’utilisation des interfaces connectées rend les choses encore plus faciles et semble atténuer le sentiment de culpabilité. Au final, ce genre de comportement tend à se banaliser.

Anglicisme comme alibi

Les internautes se servent souvent d’anglicismes pour désigner les tendances des couples sur les réseaux sociaux ou la Toile en général. Des termes comme “cushioning”, “haunting” et “ghosting” permettent ainsi de définir les phénomènes les plus récents et les pratiques les plus courantes.

Le “haunting” par exemple consiste à “liker” des posts de son ex sur Facebook, sans se faire repérer. En somme, il s’agit d’une version 2.0 du harcèlement. En revanche, dans le “ghosting”, l’un des partenaires élimine discrètement l’autre de ses contacts et de sa vie virtuelle, pour lui indiquer indirectement la fin de la relation. À force d’être ignoré ou bloqué, le futur-ex finira probablement par comprendre.

Cette méthode est donc une version moderne du fait de disparaître dans la nature, sans laisser un mot et sans donner de nouvelles. Au final, le “cushioning”, le “haunting” comme le “ghosting” sont des pratiques connues de tous et souvent associées à la lâcheté. Elles sont tout simplement cachées derrière un nouveau jargon mettant l’anglicisme à l’honneur.