Mardi conseil : comment combattre la phobie scolaire ?

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Mardi conseil : comment combattre la phobie scolaire ? / iStock.com - bodnarchuk
Mardi conseil : comment combattre la phobie scolaire ? / iStock.com - bodnarchuk

Certains enfants sont particulièrement réticents à l’idée d’aller à l’école. Cette phobie scolaire toucherait entre 15 et 20% des écoliers.

La rentrée scolaire est généralement redoutée par les enfants. Si certains petits pleurent à l’idée de se séparer de leurs parents, d’autres éprouvent une grande difficulté à franchir la porte de l’école. Zoom sur la phobie scolaire.

Phobie scolaire, qu’est-ce que c’est ?

D’après Luc Mathis, président de l’association « Phobie scolaire », ce phénomène se traduit par l’incapacité à franchir la porte de l’école. Selon lui, il s’agit d’un problème psychique résultant d’une appréhension de ce qui se passe à l’intérieur de l’établissement. Dans la majorité des cas, le harcèlement enduré à l’école, les troubles d’apprentissage ou les mauvaises notes constitueraient des situations stressantes pouvant bloquer l’enfant malgré son envie d’aller à l’école. Luc Mathis n’hésite pas à comparer un enfant souffrant de phobie scolaire à un cheval qui refuse de franchir un obstacle.

Une peur de l'école qui touche surtout les adolescents

Si les médecins évoquent un chiffre avoisinant les 5%, Luc Mathis soutient que près de 20% des jeunes sont touchés par la phobie scolaire. Selon lui, cette peur de l’école concerne aussi bien les tout-petits que les bacheliers. Cependant, les adolescents seraient les plus nombreux à en souffrir. D’après le président de « Phobie scolaire », cette peur se manifeste par des maux de ventre, des envies de vomir ou des vertiges, et aboutit à un blocage total à l’idée de rejoindre les bancs de l’école.

Comment aider son enfant à combattre la phobie scolaire ?

Selon Luc Mathis, les parents ont tendance à obliger leur enfant à aller à l’école malgré leur phobie. Pourtant, la feuille de route établie par l’association « Phobie scolaire » recommande de retirer l’enfant de l’école, même si cette décision n’est pas évidente, et de consulter un psychologue ou un psychothérapeute pour déterminer l’origine du blocage. Mathis plaide pour la mise en place d’une démarche bienveillante comme la création de classes de petite taille dans lesquelles les élèves ne sont pas sous pression. Les parents devraient également demander de l’aide pour réussir à mieux gérer le stress engendré par cette situation.

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