Pâques : y aura-t-il encore du chocolat en 2050 ?

Publié le 

Pâques : y aura-t-il encore du chocolat en 2050 ? / iStock.com - FotoDuets
Pâques : y aura-t-il encore du chocolat en 2050 ? / iStock.com - FotoDuets

Le prix du chocolat ne cesse d’augmenter sur le marché. Les producteurs l’expliquent par un déséquilibre entre l’offre et la demande. Toutefois, les scientifiques s’avèrent plus alarmistes et annoncent la disparition du cacao. Les amateurs de ce petit plaisir gourmand devraient-ils s’inquiéter. Y aura-t-il encore du chocolat en 2050 ?

Ces dernières années, le cours du si prisé cacao affiche une hausse continue. Ce phénomène est notamment provoqué par le changement climatique, menaçant les cultures à travers le monde. Cependant, la raréfaction du produit coïncide avec un accroissement significatif de la demande. Les acteurs du secteur cherchent ainsi des solutions pour préserver leur filière.

Vers une pénurie de chocolat ?

Dans le cadre d’une étude sur le changement climatique, des scientifiques réunis au sein de la National Oceanic and Atmospheric Administration ont annoncé la disparition du cacao dans un futur proche. D’après les résultats de leurs travaux, la température moyenne à l’échelle mondiale augmentera de 2,1 °C d’ici 2050 (hausse estimée par rapport aux valeurs enregistrées au début de l’ère industrielle).

Sur le long terme, ce nouveau climat aura un effet néfaste sur la culture du cacao, et donc sur l’industrie du chocolat. En effet, le cacaoyer a besoin de conditions spécifiques pour se développer correctement et produire des fruits. La plante s’épanouit seulement dans un environnement chaud et très humide. Jusqu’ici, les pays bénéficiant d’une pluie abondante et régulière se sont imposés comme les principaux fournisseurs de cette matière première. Le réchauffement climatique se traduit pourtant par une hausse de la température et une baisse brutale de la pluviométrie. De ce fait, la fin de la culture du cacao semble inévitable.

Des signes avant-coureurs

Le spectre de la pénurie de chocolat a inquiété les professionnels du secteur depuis les années 2010. La Tribune a même évoqué ce phénomène en 2012 en annonçant “une pénurie de cacao en 2020”. Des années après, les journalistes agitent encore le même spectre en retardant seulement l’échéance. Ainsi, d’une certaine manière, les producteurs de chocolat ont déjà eu le temps de s’y préparer.

Vu la flambée des prix de la matière première, l’industrie de l’agroalimentaire s’est aussi lancée, depuis un certain temps, dans la recherche d’un produit de substitution viable. En attendant, certains chocolatiers ont choisi de réduire le taux de cacao dans leurs créations.

Sur le terrain, la culture du cacao fait également face à la concurrence de l’huile de palme. Avec des plantations vieillissantes, écologiquement néfastes et peu rentables, les exploitants préfèrent abandonner les cacaoyers et se tournent sans hésiter vers les palmiers. Face à ces problèmes, l’industrie du chocolat s’efforce actuellement de trouver des solutions durables pour préserver leur filière.