Saint Valentin : le point sur l'amour au bureau

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Saint Valentin : le point sur l'amour au bureau / iStock.com-KatarzynaBialasiewicz
Saint Valentin : le point sur l'amour au bureau / iStock.com-KatarzynaBialasiewicz

À force de fréquenter les mêmes personnes plusieurs heures par jour, les idylles, les flirts d’un soir et même les histoires durables sont assez fréquents en entreprise. Toutefois, les relations sur les lieux de travail comportent de nombreux risques pour les protagonistes et l’employeur. Le point sur l'amour au bureau.

Il est souvent déconseillé de mélanger sentiment et travail. Cette situation peut dégénérer en un clin d’œil et entraîner de fâcheuses conséquences sur l’ambiance au bureau ou l’emploi des protagonistes. Cependant, ces dérapages sentimentaux peuvent aussi mener à des relations durables. Ainsi, près de 25% des salariés sont déjà tombés amoureux sur leur lieu de travail et 20% des couples mariés s'y sont connus. En cette Saint-Valentin, faisons le point sur l'amour au bureau. 

Position officielle de l’employeur

Selon la loi (C. Civ. art. 9), tout individu a le droit au respect de sa privée. Cette disposition s'applique bien évidemment aussi aux salariés. De ce fait, l’employeur ne doit pas s’immiscer dans la vie privée ses employés. Par ailleurs, il ne peut pas mettre dans le contrat de travail une clause interdisant les relations amoureuses au sein de son entreprise, même en prétextant la prévention des conflits. Cette décision serait en effet considérée comme une discrimination sur la situation familiale du salarié, une politique interdite par le Code du travail (article L. 1132-1).

Insérer une clause de célibat dans le contrat de travail constitue également une atteinte à la liberté de l’employé (Cass. soc. 7 février 1968, n° 65-40622, BC V n° 86). De même, les règlements intérieurs empêchant les conjoints de travailler au sein de la même entreprise ne sont pas valables (Cass. soc. 10 juin 1982, n° 80-40929, BC V n° 392). Néanmoins, le salarié est tenu de respecter une stricte séparation entre sa vie privée et sa vie professionnelle. L’employeur a en effet le droit de le tenir responsable des impacts négatifs de cette relation sur son entreprise.

Comment éviter les problèmes ?

Avant de se lancer, il faut prendre le temps de réfléchir aux conséquences et aux risques de cette idylle au bureau. Cette démarche vaut aussi pour les relations en dehors de son lieu de travail. Concrètement, envisager une relation sérieuse avec un collègue comptant à son palmarès trois stagiaires et plusieurs secrétaires est une très mauvaise idée. De plus, si tout le monde est au courant, cette personne laisse à désirer en matière de discrétion. Le coup d’un soir est également à proscrire !

La discrétion est un des points les plus importants si l’on envisage de se lancer dans une relation personnelle au bureau. Elle permet de ne pas alimenter les ragots, de rester focalisé sur son travail et d’éviter les rapprochements faciles face à d’éventuels changements sur le plan professionnel. Même non-exprimée, l’expression “promotion canapé” n’est jamais loin si les deux parties ne se situent pas au même niveau hiérarchique. Enfin, il faut éviter de ramener son travail dans sa vie privée. Au-delà de son aspect ennuyeux, cette maladresse risque de porter préjudice aux personnes soumises à une clause de confidentialité.

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Les catégories relatives à cet article : droit du travail