Hyperactivité chez l’enfant, comment le reconnaître ? / Istock.com - Robert Daly

Hyperactivité chez l’enfant, comment le reconnaître ?

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Les enfants et les bêtises vont souvent de pair. Les petits adorent toucher à tout et courir partout pour tout découvrir. Aux yeux des adultes, ces enfants-là sont turbulents. Pourtant, certains souffrent parfois d’hyperactivité. Ce trouble, assez compliqué à cerner, entraine un déficit de concentration considérable, menant à l’échec scolaire. Heureusement, des traitements efficaces existent pour en atténuer les manifestations.

Le comportement des enfants est énigmatique. Sont-ils heureux ? Turbulents ? Souffrent-ils d’une pathologie comportementale ? L’hyperactivité se manifeste chez les petits dès leur plus jeune âge et affecte environ 5% d’entre eux. Les symptômes ont tendance à s’intensifier au fil du temps, d’où l’importance de déceler ce trouble le plus tôt possible. Zoom sur les signes associés à l’hyperactivité de l’enfant.

L’hyperactivité, qu’est-ce que c’est ?

L’hyperactivité est un trouble chronique lié à un mauvais développement neuronal chez les enfants. Il est reconnu sous l’appellation TDAH qui signifie Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité. Très complexe, ce comportement anormal n’inclut pas toujours une hyperactivité physique comme le sous-entend son nom. L’enfant atteint de cette pathologie souffre d’une incapacité à maintenir sa concentration sur une chose en particulier. Chez certains, il se manifeste par un déficit de l’attention, d’autres font preuve d’une grande impulsivité tandis que le reste montre une hyperactivité motrice anormale. Parfois, ces trois symptômes se manifestent en même temps. Toutefois, le manque de concentration peut aussi être dû au manque de sommeil.

Les causes de l’hyperactivité

Le TDAH touche les enfants âgés de 6 à 12 ans, bien que les signes précurseurs puissent surgir avant. Selon le pédopsychiatre Stéphane Clerget, l’hyperactivité est “un état attribué à un trouble du développement de certaines zones cérébrales”. Si l’enfant est bien trop souvent distrait, éprouve des difficultés à se concentrer, s’irrite pour un rien ou est constamment agité, que ce soit à l’école ou à la maison, les chances qu’il souffre d’une hyperactivité sont élevées. Ce trouble neurologique peut être le résultat d’une transmission héréditaire. La consommation de substances nocives par la mère lors de la grossesse est également une cause possible tout comme le poids de naissance, déterminant pour la santé mentale de l’enfant. Toutefois, les facteurs environnementaux ne sont pas à négliger. En effet, un enfant exposé à une certaine insécurité affective peut devenir hyperactif.

Les traitements possibles

Il faut consulter un pédopsychiatre en cas de doute. Ce dernier évaluera l’attention, l’impulsivité et l’instabilité de l’enfant grâce à des tests sur plusieurs consultations. Viendra ensuite l’application d’une thérapie cognitivo-comportementale en cas de diagnostic positif afin d’éduquer l’enfant sur les bonnes choses à faire. Les parents profiteront également de cette approche pour apprendre à gérer le comportement de leur enfant. Souvent, d’autres spécialistes, comme des orthophonistes ou des psychomotriciens sont invités à intervenir pour corriger les troubles (dyslexie, dysgraphie) qui accompagnent l’hyperactivité. Parmi les méthodes appliquées, la méthode Padovan peut rééduquer le cerveau.

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