Santé : tout savoir sur la ménopause

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Santé : tout savoir sur la ménopause / iStock.com - Neyya
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Bien qu’elle soit universellement redoutée, la ménopause bouleverse la vie de chaque femme de manière complètement différente. Ses symptômes, son arrivée et ses traitements varient en fonction de nombreux facteurs spécifiques à chacune d’entre nous. Comment se manifeste-t-elle ? Quand, et comment l’aborder ? Notre éclairage sur les questions essentielles que l’on se pose sur la ménopause.


Qu’est-ce que la ménopause ?

D’un point de vue étymologique, le terme « ménopause » est issu du grec meno (« menstrues », « règles »), et pause (« fin », « arrêt »). Il signifie donc très littéralement « arrêt des règles ». Dans les faits, la ménopause désigne le moment qui marque la fin de la période reproductive de la femme. Elle est caractérisée par l'arrêt de l'ovulation et de sécrétion ovarienne des hormones sexuelles, les œstrogènes et la progestérone. La ménopause n’est pas un événement fixe, elle s’étale sur plusieurs années et se divise en plusieurs étapes : la pré-ménopause, la péri-ménopause et la post-ménopause.

A quel âge débute la ménopause ?

En France, on estime que le début de la ménopause se produit en moyenne à 51 ans. Ce chiffre varie cependant d’une femme à une autre, dans une fourchette d’âge comprise entre 40 et 55 ans. Environ 5 % des femmes françaises sont ménopausées avant l’âge de 45 ans (ménopause précoce), la même proportion après l’âge de 55 ans (ménopause tardive). Certains facteurs influent sur le développement précoce de la ménopause, qui débute par exemple plus tôt chez les femmes dépendantes à la cigarette.

Contrairement à l’âge de la puberté, qui a été avancé ces dernières décennies, celui de la ménopause n’a pas distinctement évolué. Il est important de noter que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la prise de la pilule contraceptive n’a pour l’instant aucune influence reconnue sur l’avancement ou le retardement de l’âge moyen auquel débute les premiers symptômes de la ménopause.

Quels sont les signes de la pré-ménopause ?

Nous l’avons vu, la ménopause est un dérèglement progressif. Les signes et symptômes varient en fonction des différentes étapes. Au stade préliminaire, celui de la « pré-ménopause », le premier indicateur est la perturbation du cycle des règles. La fréquence des règles devient erratique, elles ne surviennent plus ou de manière ponctuelle, et peuvent être peu ou très abondantes. Le dérèglement hormonal qui survient lors de la pré-ménopause affecte les deux récepteurs hormonaux que sont la poitrine et l’utérus. En période de pré-ménopause, il se peut que les ovaires produisent trop d’œstrogènes. Dans ce cas, les seins gonflent, deviennent douloureux et les règles sont abondantes. Dans le cas contraire, lorsque les ovaires ne produisent plus assez d’œstrogènes, les règles s’arrêtent et le corps subit des bouffées de chaleur. L’arrêt des règles ne marque pas nécessairement la fin de la production d’œstrogènes. Le corps peut continuer de produire les hormones jusqu’à deux ans après l’apparition des premiers symptômes. La prise d’un progestatif, sur avis médical, permet de faire réapparaître les règles. Tant que les règles continuent, la ménopause n’est pas encore effective.

QUID de la péri-ménopause ?

La péri-ménopause, qui suit la pré-ménopause, est souvent confondue avec cette dernière. Pourtant, les deux termes désignent bien des réalités différentes. La péri-ménopause succède à la pré-ménopause dans la mesure où elle englobe la période entre la fin de l’irrégularité de la production hormonale et l’année suivant l’arrêt définitif des règles (la ménopause). La ménopause est donc précédée d’une période qui s’étire sur 3 ou 4 ans durant laquelle les ovaires cessent progressivement de fonctionner. Pendant la péri-ménopause, les ovulations sont moindres, ce qui engendre un déficit de la production de progestérone. La sécrétion d'œstrogènes est en revanche préservée. Le différentiel entre la production d’œstrogènes et de progestérone peut générer un gonflement de certaines parties du corps et une relative prise de poids.

Le pic de la ménopause

La ménopause, qui débute à l’arrêt définitif des règles, est marqué par l’apparition de bouffées de chaleur importantes chez la majorité des femmes. Ce désagrément est symptomatique de la stimulation excessive des centres cérébraux (hypothalamus), qui gèrent le fonctionnement des ovaires pour compenser le manque d'estrogènes.  Les bouffées de chaleur sont d’intensité variable et peuvent apparaître à n’importe quel moment de la journée. Chez certaines femmes, elles peuvent persister entre 5 et 10 ans après leur première apparition.

En dehors des bouffées de chaleur, la ménopause génère l’apparition de nombreux symptômes, comme des douleurs articulaires, des maux de tête, des insomnies, des sueurs nocturnes, de la fatigue, de l’irritabilité ou encore de l’anxiété. 

La post-ménopause

Le dérèglement hormonal s’arrête au bout de plusieurs mois ou plusieurs années, selon les cas. Les ovaires cessent définitivement de produire des hormones. On atteint alors le stade ultime et irréversible de la post-ménopause. Si cette étape marque la fin des turbulences hormonales, elle entraine dans son sillage un certain nombre de nouveaux désagréments. Le déficit en œstrogènes peut entrainer l’installation de l’ostéoporose et accroitre le risque de maladies cardiovasculaires, dont l'infarctus. Au quotidien, on remarque que la peau perd de sa souplesse et a tendance à s’assécher. Dans certains cas, la post-ménopause peut voir naître des troubles urinaires.

Existe-t-il un traitement ?

Dès l’apparition des premiers signes, il convient de consulter un médecin, pour confirmer qu’il s’agisse bien du début de la ménopause, et non d’un dérèglement hormonal imputable à un autre facteur. Pour atténuer les symptômes de la ménopause, les médecins ont recours à trois types d’approches pharmacologiques : le traitement hormonal local, général ou les traitements non hormonaux.

Il faut savoir que les traitements agissent seulement sur les troubles associés aux différents stades de la ménopause, et ne permettent donc pas de la ralentir, ni de redémarrer la fonction ovarienne. Si les premiers symptômes de la ménopause représentent une gêne particulière au quotidien, les médecins peuvent décider d’avoir recours à l’hormonothérapie, qui vient remplacer les hormones que les ovaires ont cessé de sécréter, et donc de rééquilibrer la production hormonale. La majorité des femmes va voir diminuer ou disparaître les symptômes désagréables de la ménopause (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, variations de l’humeur) durant l’hormonothérapie. Les symptômes ne disparaissent cependant pas de manière définitive, et reviennent à l’assaut dès l’arrêt du traitement, lorsque le corps, privé de son supplément hormonal, subit une nouvelle transition. L’hormonothérapie n’est pas une solution permanente, mais il est toutefois est possible de suivre un traitement pendant plusieurs années.

Les symptômes associés à la post-ménopause (fuites urinaires, etc.) se soignent très bien. Dès leur installation, ils peuvent faire l’objet d’un traitement médical de fond.

Comment combattre les effets de la ménopause naturellement ?

Il existe des méthodes simples pour soulager les symptômes de la ménopause et améliorer le confort. En règle générale, les professionnels de la santé conseillent d’adopter un mode de vie plus actif et une alimentation plus saine. La pratique d’un exercice quotidien d’au moins 30 minutes est fortement recommandée (étirements, exercices permettant de développer la flexibilité, tai-chi ou encore yoga). En cas de troubles du sommeil, la pratique du yoga ou de la méditation peut être salutaire.

Le meilleur moyen d’atténuer les troubles liés à la ménopause reste de modifier radicalement son alimentation. Exit les sucres concentrés, les mets épicés, les excès de viande et les boissons excitantes (alcool, café, etc.). La clé se trouve dans la modération. En lieu et place des trois repas quotidiens, on préconise des collations frugales arrosées de beaucoup d’eau. Pour une efficacité optimale, les plats cuisinés à la vapeur remplacent définitivement les aliments frits et les plats en sauce.

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