Savoir-vivre : comment faire (et recevoir) des compliments ?

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Savoir-vivre : comment faire (et recevoir) des compliments ?/ iStock.com - Saovadee
Savoir-vivre : comment faire (et recevoir) des compliments ?/ iStock.com - Saovadee
Présentés comme moteurs de la motivation, les compliments, les félicitations ou encore les flatteries sont pourtant bien souvent sources de malaise et d’embarras. Dans le cadre professionnel aussi bien que personnel, nous marchons sur des œufs, ne sachant trop comment recevoir une manifestation d’intérêt ou de reconnaissance souvent inopinée, ni comment l’exprimer clairement. Le paradoxe du compliment tient dans le fait que, s’il a tendance à nous mettre mal à l’aise, nous apprécions la démarche, et en avons même besoin. Mais d’où nous vient ce terrible besoin de reconnaissance ? 


Pourquoi se complimente-t-on ?

Si nous ne savons pas toujours comment les aborder, les compliments nous sont en général agréables. Pourquoi aimons-nous tant que l’on flatte notre ego ? C’est que les compliments répondent à un besoin fondamental de reconnaissance. Dans les années 1940, le psychologue américain Abraham Maslow a recensé et schématisé ses observations sur la motivation sous forme de pyramide. La fameuse pyramide des besoins de Maslow comporte 5 niveaux, numérotés à partir de la base qui font état des 5 besoins fondamentaux de l’être humain. Si l’on regarde de près la pyramide de Malsow, on remarque que l’estime et la reconnaissance apparaissent au quatrième palier, après la survie, la sécurité, l’appartenance et avant la réalisation de soi. Selon les observations de Maslow à l’époque, si la majorité des êtres humains parviennent à satisfaire leurs besoins aux trois premiers niveaux dans leurs vies privées et professionnelles, seule une portion réduite parvient à satisfaire ses besoins d’estime et de reconnaissance.

Quelle attitude adopter lorsque l’on reçoit un compliment ?

La première attitude à adopter pour recevoir sereinement un compliment serait de se départir d’éventuelles pensées négatives. En effet, pour les plus cyniques d’entre nous, il n’est pas rare que le compliment dans un cadre précis – notamment dans le travail – soit associé à l’expression de l’hypocrisie. Pour aborder un compliment de la manière le plus positive qu’il soit, il convient de l’accueillir comme il nous vient : sans artifice, avec sincérité et spontanéité. En termes de posture, cela se traduit par un contact visuel avec votre interlocuteur, qui instaure une situation d’écoute. Le compliment doit être réceptionné dans son intégralité, il est donc déconseillé de couper la parole au locuteur. Un sourire et un remerciement entérinent généralement l’acceptation d’un compliment. La démarche, théoriquement désintéressée et donc unilatérale, doit être effectuée sans trop de réflexion et sans obligation de retour de flatterie. 

Comment donner des compliments ?

Complimenter quelqu’un n’est pas une action anodine. C’est une action qui exprime l’intention de lier deux interlocuteurs par le biais d’une appréciation. Paradoxalement, si le compliment tisse un lien, il instaure également un rapport d’inégalité entre les deux locuteurs. En effet, celui qui complimente domine l’échange : il est locuteur actif et porteur du message. Celui qui reçoit le compliment adopte quant à lui une attitude d’écoute. Dans le cadre professionnel, le compliment et les félicitations sont reconnus comme des moteurs essentiels à la motivation des équipes. Dans la sphère personnelle, le compliment, en tant que manifestation concrète d’un intérêt, sert à nourrir et entretenir une relation. Dans les deux contextes, pour être perçu comme tel, le compliment doit être sincère et pondéré. Un discours dithyrambique pourrait en effet desservir l’intention du locuteur en éveillant les soupçons de l’interlocuteur sur la franchise de la démarche. A l’instar de vos intentions, le message du compliment doit être clair et sans ambigüité.

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