Volontariat de solidarité internationale

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Volontariat de solidarité internationale / iStock.com - laflor
Volontariat de solidarité internationale / iStock.com - laflor
Le volontariat de solidarité internationale permet de partir en mission humanitaire en tant que volontaire dans un pays en voie de développement. Comment partir en tant que volontaire ? Quelles sont les démarches à effectuer ? Voici nos conseils.


Volontariat : enjeux de solidarité internationale

Les récents enjeux du sommet de Copenhague ou de la crise financière ont révélé à quel point il n’était plus possible d’ignorer une partie du Monde pour prendre des décisions.

Dans ce nouveau contexte, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) ont adapté leurs domaines d'actions, qui vont de l’environnement à la scolarisation en passant par la microfinance. Les ONG sont désormais expertes dans leurs domaines et, par une action efficace, apportent un vrai changement dans le monde. Elles ont notamment évolué vers un partenariat avec les cibles de leur aide, afin de leur donner les outils de leur propre développement.

Le volontariat de solidarité internationale (VSI) consiste à partir en mission d’intérêt général dans des pays en voie de développement. La mission peut prendre la forme de coopération au développement ou d’action humanitaire. De type associatif, ce service volontaire international s’accomplit exclusivement auprès de ces ONG.

VSI : dans quelles associations s'engager ?

Les missions de volontariat de solidarité internationale s’effectuent auprès d’associations internationales agréées par le Ministère des Affaires étrangères. Il y en a 23 au total, réparties en 3 grands groupes :

  • les associations confessionnelles (ex. : Délégation catholique à la coopération) ;
  • les associations humanitaires (ex.: Action contre la faim) ;
  • les associations qui portent des volontaires pour le compte de collectivités territoriales ou d'associations (la Guilde européenne).

Qui peut être volontaire ?

Toute personne majeure et sans activité professionnelle peut prendre part au volontariat de solidarité internationale. Il n’existe aucune condition de nationalité.

Certaines associations fixent à 21 ans l’âge minimum pour faire un VSI. De manière générale, la plupart des volontaires ont plus de 25 ans et ont un niveau d’études supérieur à Bac +3.

Les volontaires occupent principalement des postes :

  • d’administrateurs ;
  • d’enseignants ;
  • ou d’animateurs.

Comment s’engager ?

Au rayonnement souvent international, les ONG, comme ACTEDCARE ou le CCFD cherchent souvent des compétences bien spécifiques pour réaliser des projets particuliers.

Si vous n’avez pas les qualités recherchées (connaissances en ingénierie, en gestion, ou en éducation), vous pouvez toujours participer à leur action, par le biais de dons ou en vous engageant au niveau local.

En effet, s’il est toujours séduisant de lutter contre la pauvreté à l’autre bout du monde, il reste encore à faire ici pour résoudre les inégalités locales ou soutenir le fonctionnement des grandes ONG.

À titre d’exemple, la Croix-Rouge vous permet d’être efficace rapidement sur le terrain en apportant bénévolement votre aide aux plus démunis. De manière plus générale, de nombreuses associations recherchent des bénévoles pour continuer leur action. Vous pouvez consulter le site www.francebenevolat.org pour en savoir plus.

Vous pouvez aussi récolter des fonds pour soutenir l’action des ONG, dont le budget repose en grande partie sur la générosité des donateurs.

Où partir faire son volontariat de solidarité internationale ?

Les missions de service volontaire international se déroulent hors de l’Espace économique européen.

Les missions de volontariat de solidarité internationale durent entre 6 mois et 24 mois. Cependant, il est possible de cumuler plusieurs missions de volontariat de solidarité internationale. Mais la durée cumulée de ces missions ne doit pas dépasser 6 ans.

La rémunération d’un volontaire varie entre 100 et 813,07 euros. Elle est assortie d’une indemnité complémentaire liée à l’affectation à l’étranger dont le montant varie selon les pays. Le volontaire peut aussi prétendre à certaines aides de fin de mission :

  • la prime forfaitaire d’insertion professionnelle ( 2001€ maximum versés sur 9 mois au plus) ;
  • et l’indemnité de réinstallation (3 700€).