Jardin : qu'est-ce que l'hydroponie ou culture sans terre ?

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Jardin : qu'est-ce que l'hydroponie ou culture sans terre ? / iStock.com - Geshas
Jardin : qu'est-ce que l'hydroponie ou culture sans terre ? / iStock.com - Geshas

Développée depuis les temps anciens, aussi bien en Asie qu’en Europe, l’hydroponie revient au goût du jour. Cette technique horticole permet de cultiver des plantes sans terre.

À l’heure où l’agriculture urbaine tend à se développer, l’hydroponie ou culture sans terre apparaît comme une solution. Tour d’horizon de cette technique horticole aux multiples avantages.

L’hydroponie en bref

Le terme hydroponie vient des mots grecs hydro et ponos signifiant respectivement “eau” et “travail”. Cette technique horticole est apparue en Europe vers la fin du 17e siècle, mais elle était déjà utilisée en Asie et en Amérique Centrale depuis plus de deux millénaires. Les jardins flottants en sont des exemples. Aujourd’hui, cette technique est privilégiée en milieu urbain caractérisé par un manque d’espace cultivable. Elle présente l’avantage d’accélérer la croissance des plantes - avec l’apport d’engrais - et de limiter les dégâts causés par les insectes, car les pots peuvent être suspendus.

Une simplicité de mise en œuvre

L’hydroponie consiste à planter des végétaux dans un panier ou un pot dont le fond et les côtés sont troués. La terre sera remplacée par un substrat minéral ou organique inerte et stérile à l’instar des billes d’argile, des fibres de coco, de la laine de roche ou du sable. Ainsi, le cultivateur doit réguler la composition des éléments nutritifs normalement contenus dans la terre de culture. Pour ce faire, des engrais liquides sont ajoutés à l’eau d’irrigation en fonction des végétaux cultivés. Le substrat a donc pour rôle de retenir les nutriments nécessaires à la croissance des plantes et de faciliter la circulation de l’oxygène.

Un entretien facile

L’entretien des plantes cultivées avec la technique hydroponique est relativement facile dans la mesure où il se résume à les nourrir avec de l’eau. Pour ce faire, une jauge indique que le cache-pot, à l’intérieur duquel le pot ou le panier d’hydroculture est installé, est vide et doit être rempli d’un mélange d’eau et d’engrais. En règle générale, la fréquence d’arrosage est d’une fois par mois. De nos jours, il est possible d’automatiser l’entretien en mettant en place un circuit fermé.