Journée internationale de l’épilepsie : 700 000 Français concernés

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Journée internationale de l’épilepsie : 700 00 Français concernés / iStock.com - Zilli
Journée internationale de l’épilepsie : 700 00 Français concernés / iStock.com - Zilli

Chaque 8 février, la Journée internationale de l’épilepsie ouvre une tribune aux quelque 50 millions de personnes touchées par cette affection neurologique, la plus fréquente après Alzheimer. En France, 700 000 personnes - dont 50% de moins de 20 ans - sont directement concernées par l'épilepsie. Le point sur la situation. 

L’épilepsie : une affection méconnue

Décrite depuis l’Antiquité, l’épilepsie est, encore aujourd’hui, une affection complexe à expliquer. Surtout caractéristique lorsqu’elle se manifeste par le « grand mal » (la crise convulsive), l’épilepsie peut en réalité présenter plusieurs formes, parfois difficiles à détecter. Précisons toutefois qu’il s’agit d’une maladie neurologique, et non pas psychiatrique, même si les troubles peuvent parfois provoquer des hallucinations. L’épilepsie peut être d’origine génétique,  ou peut survenir suite à une lésion cérébrale ou une tumeur. Le « binge drinking », ou intoxication alcoolique aigüe durant un bref laps de temps, peut également provoquer une crise. 

Que faire en cas de crise ?

Les crises de « grand mal », crises convulsives ou encore tonico-toniques sont extrêmement spectaculaires, mais durent généralement moins d’une minute trente. Voici la conduite à tenir : si la victime a perdu connaissance, il est impératif de la placer en position latérale de sécurité. Inutile de chercher à placer un objet entre ses dents, car – contrairement aux idées reçues – un épileptique en crise n’avale pas sa langue. Il est toutefois nécessaire d’attendre que la personne reprenne conscience. Si ce n’est pas le cas, il faut alors rapidement prévenir les services d’urgence.

Quels sont les traitements existants ?

 Les antiépileptiques sont généralement efficaces, mais possèdent parfois des effets secondaires gênants. Par ailleurs, une résistance aux traitements classiques est observée chez 20 à 30% des patients. Pour ces derniers, une chirurgie « de déconnexion » peut être envisagée : elle consiste à retirer la zone cérébrale responsable des crises. Parfois plus efficace que les traitements, elle est désormais privilégiée chez les jeunes épileptiques. Enfin, pour les femmes enceintes, il est nécessaire d’adapter le traitement : une femme épileptique désireuse d’avoir un enfant doit impérativement consulter son neurologue.

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