Le club des 27, ces artistes qui ont marqué des générations

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Le club des 27, ces artistes qui ont marqué des générations / iStock.com - Martin Wahlborg
Le club des 27, ces artistes qui ont marqué des générations / iStock.com - Martin Wahlborg

Une légende morbide liée à la disparition successive et tragique de plusieurs stars du rock est apparue au début des années 70. Victimes d’overdose, d’une maladie, succombant parfois à la tentation du suicide, ces grandes personnalités musicales n’ont en commun que l’âge prématuré de leur mort : 27 ans. Le fameux Club des 27 alimente aujourd’hui les rumeurs.

La pop culture est entourée de divers mythes et légendes aussi mystérieuses qu’insolites. Cette tendance spéculative ne date pas d’hier. Elle remonte aux années 30, lorsque Robert Johnson, bluesman et prodige de la guitare, disparaît mystérieusement à l’âge de 27 ans. Dès lors, les grandes icônes du rock de cette génération ont mystérieusement commencé à trépasser au même âge, formant le désormais connu Club des 27. Leur point commun : une enfance difficile, voire traumatique, avec des parents violents, drogués ou des divorces douloureux dont nos stars ne se sont jamais remises. Décryptage.

Des légendes du rock parties trop tôt

Phénomène culturel issu des années 70, le Club de 27 regroupe des célébrités musicales qui sont décédées prématurément, dans l’effervescence et l’apogée de leur popularité. Toute une théorie du complot, supposant la damnation des popstars par des forces obscures invisibles ou encore un pacte avec le diable, s’est construite autour de cette légende qui a commencé après le décès de Brian Jones, en 1969. Mort noyé au fond de sa piscine à 27 ans, le fondateur du groupe incontournable The Rolling Stones est le premier nom de rockstar intergénérationnelle à figurer sur la tragique liste. En septembre 1970, Jimi Hendrix, guitariste indétrônable de la période psychédélique, connaît lui aussi une fin tragique au même âge, suite à une overdose de somnifères. Ses créations musicales, intemporelles, continuent d’amasser des millions de stream sur des plateformes comme Spotify. 

Des disparitions funestes qui alimentent la théorie du Club des 27

En l’espace de quelques mois, des icônes du rock et du blues sont tombées les unes après les autres. Si les causes de leur mort diffèrent, la similarité de l’âge de leur décès, 27 ans, ne tarde pas à attirer l’attention du public. Simple coïncidence ou sombre destin de célébrités ? La théorie du Club des 27 penche davantage vers la seconde option. Elle se renforce d’ailleurs avec la mort de Janis Joplin en octobre 1970. La voix iconique du rock et du blues est elle aussi victime d’une overdose, probablement d’héroïne, dans sa chambre d’hôtel ! En 1971, la porte du Club s’ouvre à nouveau pour accueillir cette fois-ci Jim Morrison, du groupe emblématique The Doors, décédé d’un arrêt cardiaque dans sa baignoire. Il est établi que cette mort prématurée était liée à un abus de drogues dures et le chanteur mythique a été enterré au cimetière du Père Lachaise où de nombreux fans continuent à lui rendre hommage.

Le mythe continue de faire parler de lui

Le Club des 27 continue de s’élargir des années après. En 1994, Kurt Cobain, chanteur et pilier du groupe Nirvana, se suicide d'une balle, sa médiatisation à outrance l’ayant plongé dans une dépression qu’il noiera dans l’alcool et la drogue. Il aura néanmoins marqué la pop culture avec son album intitulé Nevermind (1991). Une décennie plus tard, nous sommes en 2011 quand Amy Whinehouse, star montante du blues, succombe à une surconsommation d’alcool, alors qu’elle sortait d’une cure de désintoxication. À 27 ans, la reine de la soul et interprète de Back to Black relance de plus belle la théorie du Club des 27. Avec la suprématie actuelle du rap dans le monde musical, de jeunes rappeurs continuent d’alimenter la liste de ce club et le rendent encore aujourd’hui très populaire.