5 idées reçues sur la sexualité

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Sexualité : beaucoup d'idées reçues sont fausses
Sexualité : beaucoup d'idées reçues sont fausses
Avez-vous raison quand vous pensez que les relations sexuelles permettent de vivre plus vieux, que plaisir et taille d'organe masculin sont intimement liés, que l'homme par essence a des besoins sexuels supérieurs à ceux de la femme ou encore que, passé 60 ans, on n'éprouve plus de plaisir sexuel ? Et les troubles érectiles ? Sont-ils dus à un manque d'amour ? Découvrez tout de suite les réponses à ces questions.


Faire l'amour augmente l'espérance de vie

Vrai. Selon le docteur F. Saldmann et d'autres spécialistes de la sexualité, faire l'amour trois fois par semaine augmenterait de 10 ans l'espérance de vie. C'est en tout cas ce qu'il nous explique dans ses livres Prenez votre santé en main et La vie et le temps. La responsable de cette bonne nouvelle : l'ocytocine. Cette hormone de l'amour, du plaisir et de l'attachement aurait un rôle actif dans la prévention des maladies cardio-vasculaires ainsi que des cancers de la prostate et du sein.

Le plaisir sexuel est lié à la taille du pénis

Non. Le syndrome du "petit pénis" est relativement répandu chez les hommes, notamment à l'adolescence. Ils pensent, à tort, que plus un sexe est long, plus intense sera le plaisir de la partenaire. Cette conviction est d'autant plus forte s'ils abusent de vidéos pornographiques avec des supermen aux verges démesurées arrachant orgasme sur orgasme à leur partenaire... Le fameux point G se situant presque à l'entrée du vagin, même un pénis estimé petit peut l'atteindre sans difficulté ! D'ailleurs les femmes, dans la "vraie vie", n'ont rien à redire sur la taille du sexe de leur conjoint quand on les interroge.

Et pour décomplexer encore plus les hommes, voici les chiffres très précis d'une étude britannique. Parue en août 2015 dans la revue BUJI (Am I Normal ? A Systematic Review for Penis Length and Circomference), elle donne des moyennes de dimensions après avoir échantillonné près de 16 000 hommes :

  • longueur du sexe au repos : 9,16 cm ;

  • longueur en érection : 13,12 cm ;

  • circonférence au repos : 9,31 cm ;

  • circonférence en érection : 11,66 cm.

Si mon mari a des troubles de l'érection, c'est qu'il ne me désire plus

Faux. Les troubles de l'érection ne sont absolument pas liés à l'absence de désir. Un homme qui n'a pas de désir, même s'il prend du viagra, n'aura pas d'érection.

Le dysfonctionnement érectile, assez fréquent puisqu'il concerne environ 3 millions de français, augmente avec le vieillissement de la population. Plusieurs facteurs sont à l'origine de ce problème. Anxiété, angoisse de la performance, déprime, stress, traumatisme... et autres raisons d'origine psychologique peuvent causer des troubles de l'érection. Il existe aussi des causes organiques comme l’andropause, l'athérosclérose, l'hypertension, le diabète, la neuropathie éthylique ou diabétique, la sclérose en plaque, la maladie de Parkinson... Peuvent également s'ajouter des causes médicamenteuses ou encore simplement un désintérêt pour le sexe.

Il existe cependant des traitements (locaux et oraux) et la recherche, notamment en thérapie génique, est très active sur ce sujet. Le problème, c'est que peu d'hommes osent en parler à leur médecin alors que l'impact sur la vie de couple peut être très important.

L'homme a plus de besoins sexuels que la femme

Faux. Aucune étude ne démontre cette croyance fortement ancrée dans la société que l'homme, par nature, a plus besoin de rapports sexuels que la femme. Depuis le XIXe siècle particulièrement, le rôle de la femme en matière de sexualité s'est cantonné dans les esprits à un acte destiné à enfanter seulement ; auparavant, et depuis l'Antiquité, c'était pourtant la femme qui était perçue comme insatiable.

Cependant, malgré la révolution sexuelle et l'évolution des mœurs ("Jouissons sans entrave", "Peace and love", "Faites l'amour pas la guerre"...), l'homme Dom Juan s'oppose encore à la femme putain en matière de pulsions sexuelles. Ces préjugés, qui s'ajoutent à une éducation souvent culpabilisante, font que trop peu de femmes osent avouer leurs besoins en matière de sexualité.
 

Après 70 ans, on ne fait plus l'amour

Faux. Les personnes âgées ne sont pas asexuées, elles ont autant envie de faire l'amour que les personnes plus jeunes. La ménopause n'est pas une entrave à l'excitation sexuelle. S'il faut plus de temps pour parvenir au plaisir, trouver des positions plus douces et s'adapter aux nouvelles contraintes de l'âge, les relations sexuelles entre seniors sont possibles jusqu'à la fin de la vie.

Et puis le désir sexuel ne se résume pas seulement à l'amour par coït. Il existe bien d'autres manières d'exprimer sa libido ou d'éprouver du plaisir érotique. La diminution ou l'absence de relations sexuelles ne serait pas liée à l'âge mais, entre autres, à la durée de la vie maritale. Plusieurs sondages montrent que plus l'on vit longtemps en couple avec la même personne, plus la fréquence des rapports sexuels diminue. Mais, en matière d'amour, il est difficile d'établir des règles générales. Fortement liée à des facteurs physiologiques et psychologique, la sexualité varie fortement d'un individu à l'autre, qu'il soit en pleine force de l'âge ou senior.
 

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