Pourquoi mieux vaut (vraiment) éviter de serrer les dents

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Le bruxisme touche principalement les femmes - iStock
Le bruxisme touche principalement les femmes - iStock

Dans son livre intitulé Mal de dos, Fatigue, Migraine… Si vous serrez les dents paru aux éditions Kawa, le professeur Francis Hartmann passe au crible les maux liés au bruxisme. L’occasion pour ce spécialiste de livrer ses recommandations pour éviter le serrage de dents.


Comment se caractérise le bruxisme ?

Il s’agit concrètement d’un mouvement produit involontairement, lié au stress ou à la frustration. Un phénomène qui touche 8 à 9 fois sur 10 les femmes, en général sous l’influence des hormones. Dans la plupart des cas, le bruxisme se manifeste par un serrage de dents pendant la nuit. Les personnes touchées se réveillent alors épuisées, avec une douleur à la mâchoire. Et pour cause : la pression de cette dernière est telle qu’elle peut atteindre 200 kilos, ce qui a pour conséquence de fatiguer l’ensemble de l’organisme.

À noter qu’il est important de ne pas confondre le bruxisme avec le grincement de dents. Cette pathologie ne doit pas être prise à la légère car elle est responsable de nombreux maux comme la fatigue chronique, la migraine, les troubles du sommeil, les douleurs cervicales, le syndrome du côlon irritable, le mal de dos, les douleurs ovariennes ou encore les dérèglements cardiaques.


Pourquoi le simple fait de serrer les dents provoque-t-il autant de maux ?

Comme le souligne le professeur Francis Hartmann, la dent n’est pas uniquement le siège des douleurs, c’est également un organe innervé via les nerfs trijumeaux. Or, lorsque l’on serre les dents ou que celles-ci ne sont pas bien alignées, de nombreux messages transmis à l’ensemble du corps sont à même de provoquer des pathologies désagréables.


Peut-on stopper facilement le bruxisme ?

Des petites habitudes faciles à appliquer permettent de lutter efficacement contre le problème. Il suffit par exemple au quotidien de se pincer les lèvres, ce qui a pour conséquence d’empêcher de serrer les dents. De même, il est possible de glisser le bout de sa langue entre ses dents, pour un résultat comparable.

S’agissant du bruxisme nocturne, il est possible de passer par un dentiste pour obtenir des injections d’anesthésique localisées près de la mâchoire. Ce qui détend et évite qu’elle n’effectue des mouvements brusques. De même, le fait de porter une gouttière dentaire est conseillé, même si certaines personnes auront tendance à serrer encore davantage au bout de quelques mois. Mais étant donné qu’il est question d’un trouble dont l’origine est psychologique, la sophrologie ou les techniques de relaxation en général peuvent être mises en œuvre. Pour un résultat parfois immédiat.

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Sources : santecool, 20minutes, metronews