Et si le fait de se lever tôt ou de se coucher tard était génétique ?

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Le fait de se lever tôt ou tard serait induit par des marqueurs génétiques spécifiques
Le fait de se lever tôt ou tard serait induit par des marqueurs génétiques spécifiques

Pour beaucoup, se réveiller tôt ou se coucher tard relève d’un véritable parcours du combattant. Une étude menée par des chercheurs américains a permis d’expliquer ce phénomène. Les éléments de réponse se basent sur l’exploration du génome de plus de 89 000 personnes.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Nature Communications. Ils mettent en avant l’existence de mutations génétiques contrôlant les rythmes circadiens.

L’essentiel à savoir sur les rythmes circadiens

Communs à l’être vivant, les rythmes circadiens ont des cycles d’une durée moyenne de 24 heures. De leur fonctionnement dépend la quasi-totalité des processus biologiques. Chez l'homme, cette horloge biologique se trouve au centre du cerveau et est constituée de 20 000 neurones. Se basant sur des signaux comme la température extérieure, l'alimentation, mais surtout la lumière, elle régule un certain nombre de fonctions vitales pendant un cycle. Ce système contrôle ainsi la température corporelle, la sécrétion d'hormones, le rythme cardiaque et notamment le cycle éveil/sommeil.

Comment fonctionnent les matinaux ?

Des chercheurs américains expliquent la tendance naturelle à se réveiller tôt chez certaines personnes par une configuration spécifique de leurs gènes. Sur la quinzaine de mutations génétiques plus ou moins propres aux sujets naturellement matinaux qu’ils ont identifiées, sept se trouvent aux environs directs des gènes responsables du rythme circadien. Ce groupe est particulièrement sensible à la lumière.

 

Sources : sciencesetavenir, futura-sciences