Film de chevalier : notre sélection des incontournables

Les meilleurs films de chevalier © Warner Bros.
Les meilleurs films de chevalier © Warner Bros.
Robin des Bois, Ivanhoé, Prince Vaillant, les héros chevaleresques sont nombreux à avoir été portés à l'écran. Pratique.fr a sélectionné pour vous les meilleurs films de chevalier.


Le Moyen-Âge et le cinéma

Le Moyen-âge est bien souvent le réceptacle par excellence des projections de l'enfance. Au cinéma, les films de chevalerie permettent entre autres de mettre en scène des histoires se déroulant dans le contexte des Croisades et de la légende Arthurienne. On situe d'ailleurs approximativement la naissance du roi Arthur aux alentours de 470 : c'est cette date qui fait office de rupture entre le péplum et le film de chevalerie. Ainsi, si la division de l'Empire romain en 395 et la conquête des Huns menée par Attila relèvent du péplum, les invasions vikings (entre le VIIe et le IXe siècle) et Mongols (Gengis Khan, XIIIe siècle) sont considérées comme partie intégrante du film de chevalerie.

Parmi les héros récurrents des films de chevalier, on trouve notamment Robin des Bois, Ivanhoé ou encore Jeanne d'Arc. Ce sous-genre du film d'aventures, qui rencontre fréquemment le succès, est aussi l'occasion pour de nombreux réalisateurs de se faire connaître auprès du grand public. Des Aventures de Robin des Bois à Excalibur en passant par Ivanhoé, voici notre sélection des meilleurs films de chevalerie.

Les Aventures de Robin des Bois, de Michael Curtiz

1191. Parti pour les Croisades, le roi Richard Cœur-de-Lion est arrêté et incarcéré par le roi Léopold d'Autriche, qui réclame un million d'écus en échange de sa libération. Mais à Nottingham, le prince Jean profite de sa complicité avec le seigneur Guy de Gisbourne pour s'approprier le pouvoir laissé vacant par son père. Robin de Loxsley, un archer valeureux et vertueux, n'admet pas l'autorité et la prise de pouvoir de l'usurpateur. Vivement recherché par toutes les forces de l'ordre environnantes, Robin trouve refuge dans la forêt de Sherwood, où il rencontre bientôt Petit-Jean, Willy l'écarlate et Frère Tuck…

Le metteur en scène Michael Curtiz est décidément très attaché à Errol Flynn. Avec Les Aventures de Robin des Bois, les deux hommes collaborent pour la cinquième fois. Trois ans après le succès de Capitaine Blood, Curtiz souhaite faire de ce nouveau film d'aventures (cette fois-ci en technicolor) un succès critique et public. À l'époque, ce film produit par la Warner est l'un des plus coûteux jamais réalisés. C'est alors la deuxième fois que l'on adapte la légende de Robin des Bois sur grand écran. En 1922 déjà, Allan Dwan avait réalisé une adaptation avec dans le rôle titre l'acteur et scénariste Douglas Fairbanks. Dans cette version muette, Fairbanks s'adonnait alors à de nombreuses prouesses physiques. Dans l'adaptation de Curtiz, ce ne sont plus les cascades du héros qui priment mais son charme, qui accentue amplement l'aspect chevaleresque du personnage. Ce grand divertissement fait mouche à chaque séquence : le technicolor participe ici largement à la magie du film. À noter que l'herbe a d'ailleurs été peinte dans un vert plus vif qu'il ne l'est réellement en Californie, de façon à donner l'illusion de paysages anglais. À l'issue de ce film, l'acteur Errol Flynn restera pendant longtemps le Robin des bois dans l'esprit des spectateurs. Encore aujourd'hui, ce film d'aventures culte est l'un des plus appréciés de l'histoire du cinéma.

La Flèche et le Flambeau, de Jacques Tourneur

La Flèche et le Flambeau © Warner Bros
La Flèche et le Flambeau © Warner Bros

Au XIIe siècle, la région de l'Italie du Nord doit sans cesse subir la menace d'Ulrich, l'impitoyable représentant de l'empereur d'Allemagne Frédéric Barberousse. Dardo Bartoti, un courageux montagnard, arrive en ville accompagné de son fils Rudi pour le présenter à sa mère Francesca, qui les a abandonnés il y a cinq ans pour se marier avec Ulrich. Sur place, Dardo abat d'une flèche l'un des faucons de son ennemi de toujours, mais il est blessé à son tour. Il parvient bientôt à s'enfuir mais son fils est capturé…

Également produit par la Warner, La Flèche et le Flambeau a pu bénéficier d'une partie des décors et des costumes de Les Aventures de Robin des Bois, réalisé douze ans plus tôt, pour les besoins du tournage. L'acteur Errol Flynn en personne devait d'ailleurs à l'origine obtenir le rôle-titre du long métrage, mais c'est finalement Burt Lancaster qui fut finalement sélectionné. En Robin des Bois transalpin, ce dernier multiplie les acrobaties les plus improbables et les duels à l'épée les plus farouches pour le plus grand plaisir. Comme souvent dans le cinéma du metteur en scène Jacques Tourneur, en marge des grosses productions hollywoodiennes, les cadrages sont d'une haute tenue artistique et la musique n'est pas en reste. Un superbe divertissement.

Ivanhoé, de Richard Thorpe

Ivanhoé © Metro Goldwyn Mayer
Ivanhoé © Metro Goldwyn Mayer

Le chevalier saxon Ivanhoé, ami et fidèle défenseur de Richard Cœur de Lion, prend connaissance de l'emprisonnement de son roi dans les geôles autrichiennes. Pour sa libération, une rançon importante est réclamée. Pendant ce temps, Jean sans terre fait courir la rumeur de la mort de son frère afin d'usurper son trône en son absence. De retour en Angleterre, Ivanhoé vient au secours d'un juif fortuné dont la fille, Rebecca, lui offre en récompense un cheval et une armure. La jeune femme ne le sait pas encore, mais Ivanhoé est fiancé à la princesse saxonne Rowena…

Prenant place dans le même univers que Robin des Bois, Ivanhoé raconte une histoire qui se déroule parallèlement à celle du fameux Robin de Loxsley. En 1952, alors que tout le monde se souvient encore avec nostalgie de l'archer-justicier interprété par Errol Flynn en 1938, la MGM (Metro Goldwyn Mayer) décide de mettre sur pied une aventure tout aussi épique. Pour le rôle principal, la société de production est à la recherche d'un acteur aussi charismatique qu'Errol Flynn. On se tourne donc vers un bourreau des cœurs alors très en vogue : Robert Taylor. Mais contre toute attente, ni ce dernier ni Joan Fontaine (Rowena) ne parviennent à rivaliser avec l'éclatante Elizabeth Taylor, ici dans l'un de ses plus beaux rôles. Outre cette excellente prestation et un techicolor éclatant, on retient la musique enivrante de Miklos Rozsa, déjà connu pour les mélodies de La Maison du Docteur Edwardes, d'Othello et quelques-années plus tard de Ben Hur.

Les Chevaliers de la table ronde, de Richard Thorpe

Les Chevalier de la table ronde © Metro Goldwyn Mayer
Les Chevalier de la table ronde © Metro Goldwyn Mayer

Désireux de rétablir la paix en Angleterre, éclatée par des désaccords toujours plus nombreux, le roi Arthur se rapproche du chevalier Lancelot. Mais Mordred, un des dirigeants des clans soumis à Arthur, est envieux de l'influence du chevalier auprès du roi. Avec la complicité de son épouse Morgane, il tente par tous les moyens de le compromettre. Guenièvre, la femme du roi Arthur, et Lancelot éprouvent des sentiments réciproques mais ne peuvent se laisser aller à leur amour, par loyauté envers leur roi. Pour mettre un terme aux innombrables médisances de Morgane, Lancelot épouse Elaine, une dame d'honneur, et  part un temps combattre l'oppresseur dans le Nord. Quelques temps après, Elaine meurt après avoir donné naissance à son enfant…

Un an après le succès d'Ivanhoé, le réalisateur Richard Thorpe et la MGM décident à nouveau de mettre en scène un film de chevalerie : Les Chevaliers de la table ronde. Prenant place dans la mythologie Arthurienne, ce dernier parvient à rendre compte des grandes lignes du cycle Arthurien, ce qui fait de lui l'une des adaptations cinématographiques les plus fidèles jamais réalisées. Déjà présent dans Ivanhoé, on retrouve l'acteur Robert Taylor, cette fois-ci accompagné de la belle Ava Gardner. Passons le rayonnant technicolor et la brillante musique de Miklos Rozsa et penchons-nous sur la grande nouveauté de ce long métrage : le CinémaScope, ici utilisé pour la première fois par la MGM. Ce procédé permet, grâce à un objectif déformant, de comprimer l'image dans le sens horizontal et ainsi d'offrir un effet panoramique. A sa sortie en 1953, l'effet est saisissant et les succès public est au rendez-vous. Dans l'ensemble, on regrettera simplement que le réalisateur Richard Thorpe ne se soit pas engagé davantage sur le plan artistique. Au cours de cette période, le cinéaste ne cesse d'enchainer les réalisations au péril d'une mise en scène impersonnelle. Heureusement, l'ensemble reste suffisamment beau pour que l'on s'y attache.

À noter que, comme la plupart des longs métrages abordant la mythologie Arthurienne, décors et costumes ne proviennent non pas du Vème siècle (époque Arthurienne) mais s'inspirent au contraire du XIVème siècle (soit la période de la Guerre de Cent ans). Cet anachronisme est sans doute relatif aux textes dont s'inspirent Les Chevaliers de la table ronde, qui relatent avec la mentalité du XIème – XVème siècle, un évènement datant du Vème.

Dans le même genre et du même réalisateur : Quentin Durward, 1955.

Prince Vaillant, d'Henry Hathaway

Prince Vaillant © 20th Century Fox
Prince Vaillant © 20th Century Fox

Alors que le roi Aguar vient d'être expulsé du trône de Scandie par un vil imposteur, son fils le Prince Vaillant se rend à la Cour du Roi Arthur pour y être fait Chevalier. Tandis que le jeune homme arpente la côte britannique, il assiste à un étrange conciliabule entre des Vikings et un énigmatique cavalier noir. Troublé par sa présence, le groupe d'hommes le prend en chasse. Mais ce dernier parvient à s'échapper et rencontre sur sa route un chevalier du Roi Arthur nommé Gauvain. Bientôt, il devient son écuyer et usurpe son identité lors d'un tournoi duquel il sort vainqueur…

Prince Vaillant est un des cinq grands films de chevalerie produit par Hollywood entre 1952 et 1958, aux côtés d'Ivanhoé, Les chevalier de la table ronde, Quentin Durward et Les Vikings. Celui-ci s'inspire d'une bande dessinée publiée par Harry Foster dans de multiples journaux américains depuis 1937. Au moment où le cinéaste Henry Hathaway projette de porter à l'écran  la bande dessinée Prince Vaillant en 1953, celle-ci est lue par des millions de lecteurs. Le metteur en scène doit alors déployer de nombreux arguments (décors somptueux, casting de rêve et même CinemaScope) pour obtenir les droits d'adaptation. Au final, ce film populaire se révèle au-delà de toutes les attentes. Alors au début de se carrière, l'acteur Robert Wagner (Prince Vaillant) fait des merveilles. Et Janet Leigh (la princesse Aleta) et James Mason (Sir Brack) ne sont quant à eux pas en reste. Avec ses mélodies entêtantes et ses paysages somptueux, Prince Vaillant est un film de chevalerie à ne pas manquer.

Les Vikings, de Richard Fleischer

Les Vikings © MGM - United Artists
Les Vikings © MGM - United Artists

Vers 900, les Vikings, dévoués au dieu Odin, tentent par tous les moyens de conquérir l'Angleterre, constituée de nombreux royaumes irréconciliables. Au cours d'une bataille, un chef viking impitoyable nommé Ragnar assassine le roi anglais et viole la reine Enid. Cette dernière confie bientôt qu'elle porte en elle un enfant illégitime. Quelques années plus tard, celui-ci, baptisé Erik, est élevé comme un esclave parmi les vikings. Sans le savoir, il fait la rencontre de son frère, Einar. Bientôt, les deux hommes se vouent une haine sans pareille…

Grand classique du film d'aventures et de chevalerie, Les Vikings donne à voir de magnifiques paysages (fjords en Norvège, etc.). Tous les ingrédients du genre sont au rendez-vous : sièges de châteaux, conquêtes de territoires, rivalités dynastiques, etc. Outre ses splendides décors et prises de vue, ce sont surtout les excellents acteurs qui retiennent l'attention. Les deux frères ennemis Kirk Douglas et Tony Curtis, deux bellâtres alors au sommet de la gloire, signent un de leurs plus beaux rôles. Mais ce n'est pas tout : Janet Leigh, alors au faîte de sa carrière (elle tournera au cours des trois années suivantes La Soif du Mal, Vacances à Paris et Psychose), est ici plus resplendissante que jamais. Sans doute le plus grand film de Richard Fleischer (avec L'Enigme du Chicago Express).

La Rose et la Flèche, de Richard Lester

La Rose et la Flèche © Columbia Pictures
La Rose et la Flèche © Columbia Pictures

Voilà des années que Robin des Bois et son ami de toujours Petit Jean sont exilés dans la forêt de Sherwood. Alors que Dame Marianne vient d'entrer au couvent, le Roi Richard Cœur de Lion, jadis si bon, et son ignoble frère Jean, sont atteints par la folie. Le temps de l'aventure paraît à tout jamais révolu pour le célèbre voleur. Pour couronner le tout, le shérif de Nottingham décide bientôt de bouleverser la tranquillité de Sherwood. Pour faire face à l'oppression, Robin rassemble ses vieux compagnons…

Au cours de sa carrière, le cinéaste Richard Lester aura touché à presque tous les genres : la comédie avec Le Knack… et comment l'avoir (récompensé d'une Palme d'Or en 1965), le drame avec Petulia (1968), le film de cape et d'épée avec Les Trois Mousquetaires (1973), le film catastrophe avec Terreur sur le Britannic ou encore le film fantastique avec Superman II (1980). Le plus grand tour de force de La Rose et la Flèche est très certainement d'être parvenu à réunir à l'écran Sean Connery (alors âgé de 46 ans) et Audrey Hepburn (alors âgé de 47 ans). Mais ce n'est pas la seule originalité : alors que la légende de Robin des Bois avait déjà été adaptée à de nombreuses reprises, le metteur en scène réussit à s'approprier l'univers du bienveillant malfaiteur pour en faire une œuvre très personnelle. Exit les exploits héroïques de Robin des Bois, l'on se focalise ici sur les derniers moments de l'existence du héros. De fait, Lester souligne avec une mise en scène sobre la fatigue des personnages. Cette fois-ci, ce sont les sentiments amoureux entre Robin et Marianne qui priment. Trop méconnu, La Rose et la Flèche est un film infiniment attachant.

Excalibur, de John Boorman

Excalibur © Orion Pictures Corporation - Warner Bros
Excalibur © Orion Pictures Corporation - Warner Bros

Pour affronter leurs envahisseurs, les peuplades celtes exigent un chef. Merlin choisit de confier l'épée d'Excalibur, présent de la Dame du Lac et emblème de la royauté, au chevalier Uther Pendragon. Mais la trêve conclue avec les dirigeants celtes est de courte durée : alors qu'il vient d'être nommé roi, Pendragon s'éprend de la belle Igrayne, l'épouse du duc de Cornouailles. Grâce à Merlin, Pendragon et Igrayne parviennent à passer une nuit ensemble. De leur union, vient au monde Arthur, que Merlin s'empresse d'enlever le jour de sa naissance…

Une chose est sûre : le metteur en scène John Boorman n'a cessé tout au long de sa jeunesse de s'abreuver des grands films hollywoodiens de chevalerie. Peu de temps après s'être vu refusés les droits d'adaptation de la saga du Seigneur des Anneaux, il se rabat sur Excalibur. Eminemment moderne et personnelle, cette œuvre est étonnante. On sent que Boorman a souhaité insuffler à son film une dimension pédagogique : toutes les principales étapes de la mythologie Arthurienne sont représentées. Même si les effets spéciaux apparaissent aujourd'hui quelque peu dépassés et ringardisés par le numérique, les couleurs sombres très 80's (vert brumeux, orange aveuglant, etc.) sont surprenantes et d'une efficacité redoutable. À noter que la plupart des séquences bénéficient d'un second degré bienvenu. Une façon de railler les multiples invraisemblances de la mythologie Arthurienne. Un classique, à voir et à revoir.

La Chair et le Sang, de Paul Verhoeven

La Chair et le Sang © Impala - Riverside Pictures
La Chair et le Sang © Impala - Riverside Pictures

1501. L'Europe de l'Ouest est dévastée par la guerre, la peste et le chaos. Des bandes de mercenaires, des guerriers impitoyables, vendent leur "savoir-faire" aux au plus offrants. Parmi ces barbares sans pitié, Martin et ses hommes sont enrôlés par un seigneur désireux de reprendre à un ennemi le château qui lui a été dérobé. Alors que ces soldats cupides viennent de remplir leur mission, leur commanditaire refuse d'honorer sa parole. S'engage bientôt une terrible bataille…

On ne le répètera jamais assez : le réalisateur Paul Verhoeven est un génie hors norme qui n'a jamais reculé devant quoi que ce soit pour concrétiser son art. Rarement l'amour, la violence et la folie auront été mis en scène avec une telle fougue dans toute l'histoire du cinéma. Désormais quelque peu oublié, Verhoeven mérite - aujourd'hui plus qu'hier - toute notre attention. Véritable OVNI du cinéma de chevalerie, La Chair et le Sang est une œuvre sans concession. Quelques années après les très audacieux Turkish Delices et surtout Spetters, qui obligèrent le cinéaste à se baser aux Etats-Unis pour perpétuer son art, le long métrage offre une vision sidérante de l'humanité. Dans cet univers sordide et provocant, les hommes ne sont plus qu'une bande de mercenaires prêts à piller, tuer et violer pour de l'argent (cf. critique sous-jacente du système capitaliste américain). N'en déplaise à Rousseau, la nature est mauvaise selon Verhoeven. Mais l'amour parvient tout de même à survivre à la déchéance du monde et s'illustre avec l'idylle entre deux talentueux acteurs : Jennifer Jason Leigh et le compagnon de route de Verhoeven, Rutger Hauer. Ce couple, pourtant mal accordé, parvient à distiller une beauté et une générosité rare. Sous le voile de leurs rapports de domination se dérobe un amour des plus singuliers. Premier film US de Verhoeven, La Chair et le Sang est aussi l'une de ses œuvres les plus admirables.

Lancelot, le premier chevalier, de Jerry Zucker

Lancelot, le premier chevalier © Columbia Pictures
Lancelot, le premier chevalier © Columbia Pictures

Avec l'aide des Chevaliers de la Table Ronde, Arthur, roi de Camelot, consacre son existence à la constitution d'un espace dans lequel règnent paix et justice. Parmi les chevaliers, le puissant Prince Méléagant est secrètement rongé par la haine et la jalousie, qu'il cultive à l'égard de son souverain. Bientôt, il décide de quitter le royaume de Camelot, ce qui entraîne sa division. Pendant ce temps, un jeune aventurier du nom de Lancelot s'exerce au maniement de l'épée. Pour celui-ci, les temps sont difficiles. Au fond de lui, il reste encore profondément traumatisés par la mort de ses parents, qu'il a vus bruler vifs alors qu'il n'était qu'un enfant. Lasse des destructions perpétrées par le fourbe Méléagant et ses hommes, la reine Guenièvre décide bientôt de s'allier à Arthur et l'épouse. Alors qu'elle est un jour prise dans un piège tendu par les hommes de Méléagant, elle est sauvée par le jeune Lancelot, qui en profite pour lui voler un baiser…

Sans être le film de chevalier le plus symbolique de l'histoire du cinéma, loin s'en faut, Lancelot, le premier chevalier reste un divertissement agréable. Côté casting, les acteurs Sean Connery, Richard Gere et Julia Ormond font preuve d'efficacité. En dépit d'un classicisme sans pareil et ce aussi bien au niveau du scénario que de la réalisation, cette superproduction romantique dans l'univers des Chevaliers de la Table Ronde vous fera passer un bon moment.

Mais aussi…

Kingdom of Heaven © Scott Free Productions - 20th Century Fox
Kingdom of Heaven © Scott Free Productions - 20th Century Fox
  • Robin des Bois, d'Allan Dwan, 1922
  • Les Croisades, de Cecil B. DeMille, 1935
  • Le Seigneur de la Guerre, de Franklin J. Schaffner, 1965
  • Lancelot du Lac, de Robert Bresson, 1973
  • Monty Python : Sacré Graal, de Terry Gilliam, 1975
  • Perceval le gallois, d'Eric Rohmer, 1978
  • Le Mariage de la Princesse, de Rob Reiner, 1987
  • Braveheart, de Mel Gibson, 1995
  • Excalibur, l'épée magique, de Frederik du Chau, 1998
  • Chevalier, de Brian Helgeland, 2001
  • Kingdom of Heaven, de Ridley Scott, 2005
  • Le Guerrier Silencieux, de Nicolas Winding Refn, 2010