Travailler lorsqu’on est aidant familial

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Travailler lorsqu'on est aidant familial
Travailler lorsqu'on est aidant familial
S’occuper d’un proche dépendant est une charge lourde, qui peut prendre plusieurs heures par jour. Il devient alors compliqué de préserver une vie professionnelle. Pour autant, lorsque l'on est aidant, la vie professionnelle est indispensable au maintien de son équilibre psychologique. C'est pourquoi il est toujours préférable de demander un aménagement de ses horaires plutôt que de s’arrêter de travailler.  


Les solutions d'aménagement du travail

Certaines entreprises acceptent d'aménager le temps de travail des aidants familiaux. L’accord sur les horaires et la rémunération est alors redéfini dans un avenant au contrat de travail initial.

Les fonctionnaires peuvent également aménager leur temps de travail quotidien, hebdomadaire ou annuel pendant une période de 6 mois et renouvelable jusqu’à 3 ans maximum.

Lorsque l’activité le permet, le télétravail permet de conserver un emploi à plein temps tout en assurant une présence à la maison. Cette solution offre la possibilité d’adapter son rythme de travail aux besoins de la personne dépendante. Néanmoins, travailler chez soi réclame beaucoup d’exigence et d’organisation.

Prendre un congé provisoire

S’occuper au quotidien d’une personne dépendante implique de devoir fréquemment s’absenter du travail. Mais pas de panique ! Il existe des solutions légales qui permettent de disposer d’un congé afin d'assister un parent dépendant.

  • Le congé de solidarité familiale propose au salarié de s’absenter pour assister un proche en fin de vie pour une période de trois mois renouvelable. Non rémunéré, ce congé ne peut être refusé par l’employeur. Il peut se transformer en travail à temps partiel et être assorti de l’allocation d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

  • Le congé de soutien familial s’adresse aux salariés qui souhaitent s’occuper d’un proche en perte d’autonomie. Pour en bénéficier, il est nécessaire de disposer d’au moins deux ans d’ancienneté dans l’entreprise. D’une durée de trois mois renouvelable, le congé de soutien familial n’est pas rémunéré, mais permet à l’aidant d’être employé par son proche, si celui-ci est bénéficiaire de l’APA (allocation de perte d’autonomie) ou de la PCH (prestation de compensation du handicap.)

  • Le congé sans solde permet aux salariés, qui disposent de trois ans d’ancienneté, de quitter leur société pour six à onze mois, à l’issue desquels l’employeur est contraint de les réintégrer.