Arrêts cardiaques : les gestes qui sauvent

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Arrêts cardiaques : les gestes qui sauvent / iStock.com - PeopleImages
Arrêts cardiaques : les gestes qui sauvent / iStock.com - PeopleImages

Près de 50 000 personnes meurent chaque année d’un arrêt cardiaque. Dans 70% des cas, des témoins sont présents lors de l’attaque. La maîtrise de certains gestes relativement simples permettrait de sauver de nombreuses vies.

Le plus important est de relancer le cœur dès les premiers signes d’infarctus. Il est aussi indispensable d’appeler rapidement les secours afin de remettre la victime entre des mains expertes.

Reconnaître un arrêt cardiaque

Certains signes ne trompent pas. Dans la plupart des cas, la victime s’effondre, perd conscience et ne réagit pas aux stimulations et à la parole. Sa respiration est faible ou irrégulière, voire inexistante, et sa poitrine ne bouge pas.

Appeler le SAMU

Si plusieurs personnes sont témoins de la scène, l’une d’entre elles doit immédiatement appeler le SAMU en composant le 15, les pompiers au 18 ou composer le 112, le numéro d'appel d'urgence européen. Elle doit garder son calme et indiquer à son interlocuteur qu’une personne a besoin de secours d’urgence. Elle doit aussi décrire précisément ce qui s’est passé. Il faut donner aux secouristes l’adresse exacte, l’étage si c’est un immeuble, voire le code pour ouvrir l’entrée. Le témoin doit rester à l’écoute de son interlocuteur qui peut lui donner des directives sur les premiers gestes à faire.

Effectuer un massage cardiaque

Pendant qu’un témoin appelle les secours, les autres doivent allonger la victime sur une surface plane et dure comme le sol afin de lui masser le cœur pour faire circuler le sang. Il est en effet très important d’irriguer et d’oxygéner le cerveau de la victime dans les 5 minutes suivant l’attaque afin d’éviter des dommages irréversibles pouvant lui être fatals. Pour masser le cœur de la victime, le secouriste improvisé doit se mettre à genoux à ses côtés et placer ses mains l’une sur l’autre au niveau du sternum. Les bras tendus, il doit réaliser 100 compressions par minute en appuyant de tout son poids pour enfoncer le sternum de 5 à 6 cm et en remontant ses mains après chaque compression. Chaque séquence de 30 compressions sera suivie d’un bouche-à-bouche (2 insufflations) pour oxygéner le sang. Après 2 minutes de massage cardiaque, le secouriste peut utiliser un défibrillateur pour tenter de relancer le cœur. Si cet appareil n’est pas disponible, il doit poursuivre le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours.

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