Gestes barrières : il faut arrêter de se toucher le visage

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Gestes barrières : il faut arrêter de se toucher le visage/iStock.com-max-kegfire
Gestes barrières : il faut arrêter de se toucher le visage/iStock.com-max-kegfire

Pour stopper le Covid-19, les gestes barrières sont primordiaux. Ainsi, il est impératif de se laver régulièrement les mains, mais surtout de ne pas se toucher le visage. Si nettoyer ses mains de temps à autre avec du savon ou une solution hydro-alcoolique s’avère plutôt simple à faire, s’abstenir de porter ses mains à son visage l’est beaucoup moins. Ce geste inné et inconscient constitue pourtant un facteur potentiel de contagion. Il est donc impératif d’éliminer cette mauvaise habitude par souci de santé.

Dans une journée, une personne touche en moyenne 23 fois son visage, et ce, toutes les heures. Ce chiffre, révélé par une étude en 2015, en dit long sur ce geste quasi ancré dans les habitudes humaines. Si cela ne pose aucun problème en temps normal, c’est loin d’être le cas au vu de l’état d’urgence sanitaire actuel. Pour freiner l’épidémie, il revient donc à chacun de combattre cette manie. Décryptage.

Se toucher le visage : une contamination possible

Porter sa main au niveau de son visage est une expression non verbale commune à tout le monde. En général, ce geste traduit différents sentiments. Il peut entre autres manifester la gêne ressentie, l’ennui, l’anxiété ou encore le stress. Sa fréquence augmente d’autant plus quand une mèche de cheveux tombe devant les yeux, que le nez gratte ou que les yeux piquent. Dans la majorité des cas, ce réflexe, visant à apaiser un sentiment d’inconfort et de démangeaison, se fait de façon automatique et inconsciente. De ce fait, il est particulièrement difficile à éliminer. Pourtant, il est urgent de mettre fin à cette mauvaise habitude, dans la mesure où elle augmente considérablement les risques d’attraper le nouveau virus de la famille des Coronavirus.

Première étape : identifier les situations à risque

Venir à bout d’un réflexe primitif qui se manifeste sous le seuil de conscience requiert beaucoup d’effort et d’implication. Il est nécessaire dans un premier temps de prendre conscience des situations qui l’engendrent. Il peut s’agir d’un moment d’angoisse, d’ennui ou de solitude ou d’un simple bâillement. Selon Brian Anderson, expert du comportement, il faut noter la nature de ces moments, avec l’heure exacte et l’activité pratiquée à l’instant “T“ dans un petit carnet. Les sentiments ressentis à ce moment doivent également y être précisés. Le but de cette étape est d’identifier ces moments souvent inconscients afin de les éviter.

Deuxième étape : développer une nouvelle habitude

Une fois les situations qui amènent à se toucher le visage identifiées, la prochaine étape consiste à remplacer ce tic par un autre mouvement. Ainsi, lorsque le besoin habituel de se toucher les yeux, la bouche ou le nez se manifeste, il faut tenter d’occuper ses mains autrement. Il est entre autres possible de s’étirer les bras, de s’asseoir sur ses mains, de serrer les poings…le choix revient à chacun, du moment que le visage est épargné. Autrement, manipuler des objets, comme un stylo ou une balle anti-stress, peut aussi s’avérer efficace dans certains cas. Par ailleurs, chez les femmes, il a été constaté qu’un maquillage qui tient toute la journée les empêche  de se toucher le visage.

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