L’acné dans tous ses états…

Publié le 

L'acnée dans tous ses états ... / Istock.com - Syldavia
L'acnée dans tous ses états ... / Istock.com - Syldavia

L’acné est un « passage obligé » pour la plupart des adolescents :70 à 80% des adolescents souffrent d’acné*, et parmi eux, 10 à 20% sont atteints par de l’acné sévère**.  Mais nous ne sommes pas tous égaux devant ce mal. L’acné sévit plus ou moins fort et dure plus ou moins longtemps… Et si, pour certains ce n’est qu’un petit souci dermatologique qui disparaît en fin de puberté, d’autres continuent à en souffrir à l’âge adulte…


L’acné : définition


Le bouton d’acné est la conséquence d’une affection dermatologique qui se traduit par l’inflammation du follicule pilosébacé présent à la surface de la peau.
On la retrouve essentiellement sur le visage notamment la « zone T », située au croisement du nez, du front et du menton, mais aussi sur d’autres parties du corps comme le cou, le dos ou encore le thorax.

Ce follicule pilo-sébacé est composé d’un poil et d’une glande sébacée dans laquelle est fabriqué le sébum, indispensable au bon équilibre de la peau. En temps normal le sébum forme une barrière protectrice sur la peau. Mais au moment de la puberté, sous l’influence des hormones, sa composition est amenée à changer. Il est souvent produit en trop grande quantité et s’accumule jusqu’à former un bouchon. Le pore est alors obstrué et on voit apparaitre des comédons, aussi appelé points noirs (s’ils sont ouverts) ou points blancs (s’ils sont fermés). Ces lésions rétentionnelles - appelées ainsi car elles sont causées par la rétention du sébum dans le sac folliculaire - constituent la forme la plus simple de l’acné.

On peut aussi voir apparaitre une bactérie au nom un peu barbare de : « Cutibacterium acnes ». Présente de façon naturelle à la surface de la peau, elle est attirée par le sébum dont elle se nourrit. Elle libère ensuite des acides gras inflammatoires qui vont provoquer la transformation des simples petits comédons en lésions inflammatoires. On verra alors apparaitre :

  • Des papules : petits boutons rouges, en relief, plus ou moins douloureux,
  • Des pustules : boutons à tête blanche, contenant du pus et souvent plus gênants d’un point de vue esthétique,
  • Des nodules : lésions inflammatoires plus profondes, plus grosses (taille supérieure à 5mm), rouges et souvent douloureuses. Elles sont caractéristiques d’une acné plus sévère et peuvent causer des cicatrices.

Alors oui… à l’apparition de boutons rouges et surtout de têtes banches… on meurt d’envie de les percer !! Mais non, ce n’est pas une bonne idée ! Ce réflexe, parfaitement humain, serait une erreur... Le fait de triturer les boutons agresse la peau qui risquerait de s’enflammer encore plus et de garder des cicatrices.

Evidemment, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne en matière d’acné ! En fonction du type de boutons et de l’étendue de ces lésions sur la peau, l’impact est très variable. Mais pas de panique ! Si l’acné est un passage obligatoire pour la plupart des adolescents, il n’en est pas pour autant une fatalité ! Il existe des gestes simples, facilement applicables au quotidien et efficaces pour en limiter l’ampleur.

Le premier réflexe à avoir est de consulter un dermatologue, quel que soit le stade de l’acné, pour le prendre en charge le plus rapidement et le plus efficacement possible.

Acné, quelles conséquences sur l’individu ?

Sur un plan physique et esthétique, la plupart du temps, les boutons disparaissent sans laisser de trace, à la fin de la puberté… L’acné devient alors, en général, un mauvais souvenir d’adolescence dont on finit même quelquefois par sourire !


Mais, dans certains cas, l’acné peut aussi avoir des conséquences plus marquées… Les boutons d’acné peuvent en effet laisser des lésions permanentes qui déforment le derme et génèrent des cicatrices. Parfois elles s’accumulent et donnent plus tard un visage à l’aspect grêlé. Pour éviter cela, il faut prendre en charge son acné au plus tôt. Et surtout, ne pas hésiter à contacter un dermatologue dès l’apparition des premiers boutons d’acné. Et ce, quel que soit leur degré de gravité.


Sur le plan psychosocial, l’acné - même s’il ne s’agit pas d’acné sévère - peut avoir des répercussions importantes, notamment baisse de moral et diminution de l’estime de soi. Il trouble indubitablement la vie quotidienne des adolescents qui se sentent mal dans leur peau et vivent difficilement l’apparition de ces boutons disgracieux à l’heure de leurs premiers émois amoureux.

En effet, l’acné est une maladie très affichante. Sourire, sortir, rencontrer du monde, ou même simplement regarder quelqu’un dans les yeux peut devenir très compliqué quand vous avez l’impression que les autres ne voient que votre acné… Cette situation peut être très mal vécue par les adolescents, qui vivent une période de fragilité émotionnelle. Il est donc important de pouvoir en discuter avec quelqu’un : un ami, un parent, un professionnel de santé… Un médecin traitant ou un dermatologue peut être consulté pour partager les interrogations et les soucis du quotidien. Il saura écouter et apporter des solutions à l’adolescent.

En conclusion, l’acné est très variable, tant dans ses formes que dans ses conséquences. Elle peut se traduire par de simples petits points blancs ou noirs vite oubliés… tout comme elle peut être une maladie particulièrement affichante avec un impact psychologique important et parmi tout ce que l’on trouve sur la toile il est parfois très difficile de s’y retrouver…

…Pour adopter tout de suite les bons gestes, le site www.acne-severe.com, donne tous les conseils pour prendre soin des peaux acnéiques.

 

* Acne prevalence and associations with lifestyle: a cross-sectional online survey of adolescents/young adults in 7 European countries. Wolkenstein P, Machovcová A, Szepietowski JC, Tennstedt D, Veraldi S, Delarue A. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2018 Feb;32(2):298-306. doi: 10.1111/jdv.14475. Epub 2017 Sep 6
** Epidemiology and extracutaneous comorbidities of severe acne in adolescence : a U.S. population-based study Silverberg et al BJD 2014 170, 1136-114