Sexualité : tout savoir sur le point G

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Sexualité : tout savoir sur le point G / iStock.com - eclipse_images
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Depuis sa découverte, le point G n’a de cesse de faire parler de lui. Encore même aujourd’hui, son existence divise la communauté scientifique. Il est abondamment cité et placé au centre de la troublante quête du plaisir féminin. Pourtant, nombreux sont ceux qui le cherchent encore. Mythe ou réalité ? Qu’est-ce que le point G ? Comment le découvrir et comment le stimuler ? Décryptage.


Qu’est-ce que le point G ?

Le « point G » a été nommé ainsi en hommage au gynécologue allemand Ernst Gräfenberg, qui l’a mis au jour dans les années 1940. Ce fameux point désigne selon lui une zone du vagin à 3 cm environ du point d’entrée, à l’arrière de l’urètre. À cet endroit, la muqueuse est plus râpeuse et épaisse. Cette spécificité rendrait cette partie du corps particulièrement sensible aux stimulations. Le point G est une zone dite « érogène », c’est-à-dire susceptible de générer une excitation d’ordre sexuel.

Gloire et déboires du point G

Si les premiers écrits d’Ernst Gräfenberg sur le point G datent des années 1950, la reconnaissance officielle et la nomination de la zone arrivent bien plus tard, dans les années 1980. La mention même de « point G » apparait en 1981 dans un article collectif consacré à la stimulation et à l'éjaculation féminine. En 1982, l’ouvrage The G-Spot and Other Recent Discoveries about Human Sexuality, coécrit par les chercheurs Beverly Whipple, John Perry et Alice Kahn Ladas, permet la diffusion à grande échelle du terme. Le livre s’est écoulé à près d’un million d’exemplaires à travers le monde. Le point G est désormais connu du grand public, mais encore critiqué par la communauté scientifique qui doute encore de son existence malgré son importance dans la sexualité

Comment trouve-t-on son point G ?

Selon les observations de Gräfenberg, le point G se situe donc dans le vagin. Il est théoriquement facile à détecter. Il suffit dans un premier temps de s’allonger sur le dos. L’introduction d’un doigt dans le vagin, paume vers le ventre, permet de stimuler la zone érogène. Le point G se trouve à environ 3 cm du vagin. Cette distance correspond à une phalange. Une simple palpation de la zone permettrait de le stimuler. Si le point G est présenté comme une zone « universelle », toutes les femmes n’y sont pas sensibles. Il se peut en effet que la stimulation ne produise aucun effet. Dans ce cas, pas de panique, le point G n’a pas l’exclusivité du plaisir. Pour stimuler le plaisir, pensez aux aphrodisiaques naturels.

Comment le stimuler lors des rapports ?

Le point G peut être stimulé de différentes manières durant l’acte sexuel. Certaines positions sont notamment réputées pour favoriser l’excitation, comme l’Amazone (la partenaire est en position assise sur son partenaire allongé), l'Andromaque (les deux partenaires sont face à face, la femme au-dessus) ou encore la position 69.

Le point G et l’orgasme vaginal

Nous l’avons vu, toutes les femmes ne sont pas sensibles de manière égale au point G. Si le point G est étroitement lié à l’orgasme vaginal, sa stimulation ne mène pas nécessairement au septième ciel. Environ 90 % des femmes ressentiront du plaisir tandis que 10 % atteindront le point culminant grâce au point G. Ces estimations rappellent que la stimulation du point G n’est pas une finalité, mais un moyen d’augmenter le plaisir. Il est également bon de rappeler que le point G n’est pas la seule zone érogène du corps humain. Ces zones diffèrent selon la sensibilité des personnes. Les pieds ou les oreilles en font notamment partie.

Les hommes ont-ils un point G ?

Les femmes n’ont pas le monopole du plaisir. En effet, les hommes sont dotés d’une zone érogène similaire au point G. Il s’agit du point P, pour « prostate ».  La prostate se situe sous la vessie, et sa stimulation peut donner lieu à de puissants orgasmes. Il est bon de noter qu'une sexualité épanouie est bon pour vos performances professionnelles.