Sexualité : tout savoir sur le vaginisme

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Sexualité : tout savoir sur le vaginisme / iStock.com - Martin Dimitrov
Sexualité : tout savoir sur le vaginisme / iStock.com - Martin Dimitrov
S’il est encore méconnu du grand public, le vaginisme touche des milliers de femmes dans le monde. Ce trouble psychophysiologique complexe rend douloureuse toute tentative de pénétration vaginale, handicapant lourdement la vie sexuelle des femmes qui en sont atteintes. Nous faisons le point sur les causes, traitements et solutions pour lutter contre le vaginisme au quotidien.


Définition du vaginisme

Le terme « vaginisme » caractérise un trouble du comportement sexuel. Il se traduit physiquement par des contractions involontaires et incontrôlables des muscles du plancher pelvien au moment d’une tentative de pénétration dans le vagin. Ces contractions occasionnent des douleurs vives et empêchent toute pénétration, indépendamment qu’il s’agisse de l’acte sexuel, d’un examen gynécologique ou encore de l’introduction d’un tampon pendant les règles. Les femmes touchées peuvent ressentir des sensations de brûlure, d’irritation intense ou encore une impression de lésions dans le vagin. Les professionnels de la santé classent le vaginisme en deux catégories : il est considéré comme « primaire » s’il débute avec la vie sexuelle d’une femme, ou « secondaire » s’il survient après une période de vie sexuelle normale.

Les causes du vaginisme

Les principales causes recensées du vaginisme sont d’ordre psychologique. Les contractions interviennent comme réflexe défensif du corps face à ce qu’il considère comme une « agression ». Le trouble peut apparaître chez une femme du jour au lendemain. Ce vaginisme dit « secondaire » fait généralement suite à une expérience traumatisante (abus sexuel, examens médicaux invasifs, etc.) ou à de précédentes pénétrations vaginales douloureuses. Le vaginisme secondaire trouve également sa source dans le stress lié à l’acte et l’éventuelle incertitude concernant le rapport sexuel engagé, ainsi que des troubles extérieurs (sentimentaux, professionnels, etc.) perturbant le processus sexuel. Le vaginisme « primaire », qui apparaît avant le début de la vie sexuelle, est quant à lui un blocage qui peut être conditionné par un traumatisme de l’enfance, ou une éducation stricte vis-à-vis du sexe.

Si les causes habituelles du vaginisme ont une origine psychologique, d’autres facteurs peuvent également entrer en ligne de compte. Le début de la ménopause, une malformation ou encore une infection vaginale sont des facteurs pouvant déclencher le vaginisme.

Les conséquences sur la vie de couple

Les femmes touchées par le vaginisme vivent très mal cet inconfort, générateur de honte et de frustration au sein de leur couple. Elles ont tendance à se refermer sur elles-mêmes. En cas de désir d’enfant, le vaginisme et l’impossibilité de concevoir peuvent s’ériger en obstacle à l’harmonie du couple et générer une rupture.

Une prise en charge adaptée

Le vaginisme n’est pas une fatalité : avec des traitements adaptés, il est en effet possible de s’en débarrasser. Pour cela, les femmes touchées par le vaginisme doivent évoquer le problème avec leur médecin généraliste ou leur gynécologue, qui pourront détecter un éventuel facteur physique. La cause première restant de nature psychique, il est également recommandé de se rapprocher d’un psychologue ou d’un sexologue qui amorceront une thérapie afin de redonner progressivement à la patiente le contrôle de son corps. Ces traitements thérapeutiques de durées variables prennent en compte les particularités de chaque patiente, en respectant leur rythme propre, leur expérience et leur douleur. 

Lutter contre le vaginisme au quotidien

Au quotidien, afin de ne pas aggraver les douleurs, il est conseillé de ne pas forcer la pénétration. Pour lutter progressivement contre le vaginisme, il est possible d’effectuer soi-même un petit nombre d’exercices non invasifs destinés à détendre les muscles et reprendre contrôle de son corps. Dans un contexte de confiance, les muscles peuvent être relaxés à l’aide d’une palpation avec un ou deux doigts. Pour une manipulation en douceur et en sérénité, l’exercice doit être réalisé par la femme elle-même. Si les muscles se détendent, le partenaire peut, sous le contrôle de la femme, insérer doucement un doigt dans le vagin à l’aide d’un lubrifiant. Si aucune douleur ne se fait sentir, la pénétration peut être reprise dans une position qui implique que la femme se retrouve sur son partenaire.

Garder une vie de couple épanouie

S’il reste un trouble handicapant, le vaginisme n’est pas un obstacle à l’épanouissement de la sexualité au sein du couple. Avec un peu d’imagination, une sexualité externe au vagin, axée autour des caresses permet de conserver une vie sexuelle active. 

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