Athlétisme : un athlète sur sept utiliserait des produits dopants

Article mis à jour le 

Un documentaire allemand vient de révéler que l'ampleur du dopage dans l'athlétisme est plus importante qu'on ne l'imagine...
Un documentaire allemand vient de révéler que l'ampleur du dopage dans l'athlétisme est plus importante qu'on ne l'imagine...

Pas moins de 800 tests sanguins – sur 5 000 athlètes – se sont révélés "anormaux", selon un document interne révélé par des médias britanniques et allemands. De fait, un athlète sur sept aurait en moyenne recours à des produits dopants. Des résultats inquiétants, alors que le mondial d’athlétisme de Pékin s’ouvre dans quelques semaines.

Dans le cadre d’une enquête sur le dopage dans l’athlétisme, des journalistes allemands ont eu accès à un document interne répertoriant des tests sanguins menés sur plus de 5 000 athlètes de 2001 à 2012. Résultat : 800 tests sanguins seraient défaillants. Tant et si bien qu’environ un athlète sur sept aurait donc recours aux produits dopants. Pire : dans le cadre des championnats d’athlétisme, un médaillé sur trois aurait gagné en recourant au dopage.

Dans le détail, l’enquête réalisée pour la télévision publique allemande cite deux fédérations où le dopage est pratiquement systématique : la Russie et le Kenya. Si des images montrent des sportifs s’injectant des produits, Mario Savinova, médaillée d’or au 800 mètres de Londres, y confesserait l’usage d’hormones de croissance. Nul doute que le documentaire s’apprête à faire parler de lui, alors que débute d’ici quelques jours le mondial de Pékin.

Ces dénonciations devraient être transmises à la commission indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA), en vue d’une enquête de plus grande ampleur. Les observateurs se sont d’ores et déjà dits particulièrement inquiets, face au constat. Affaire à suivre.

 

Sources : liberation, franceinfo, ladepeche