Etude : la génération Y serait la grande sacrifiée des pays developpés

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Les jeunes ne sont pas les mieux lotis dans les pays riches
Les jeunes ne sont pas les mieux lotis dans les pays riches

Une étude récente publiée par le Guardian montre que d’un point de vue économique, les jeunes de la génération Y sont lésés par rapport à leurs aînés. La croissance économique de ces 30 dernières années ne leur a pas été profitable.

Cette étude réalisée par le Luxembourg Income Study compare l’aisance de différentes générations issues de pays riches tels que les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, la France, le Canada, l’Allemagne et l’Italie. Ainsi, les vingtenaires et trentenaires gagneraient moins bien leur vie que les retraités.

Des jeunes moins riches que leurs aînés

D’après Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, de plus en plus de gens pensent que les jeunes vivent moins bien que leurs parents. En effet, cette recherche a démontré qu’aux États-Unis et en France, le revenu disponible des jeunes adultes accuse une baisse de 20 % par rapport à la moyenne nationale. Cette situation est alarmante quand on sait qu’en 1978 les trentenaires étaient plus riches que les autres catégories d’âge.

Plusieurs facteurs mis en cause

Les journalistes britanniques ont attribué plusieurs causes à cette baisse du revenu disponible. En premier, ils pointent du doigt la crise économique qui a fait grimper le taux de chômage. Si certains peuvent accéder à des postes rémunérateurs, ils sont cependant touchés par l’endettement et l’envolée des prix de l’immobilier. Cette situation est surtout observée chez les jeunes diplômés américains.

Des conséquences désastreuses

Cette baisse du revenu de la génération Y constitue une menace pour la cohésion sociale. En outre, elle accroît les inégalités entre les générations. Cette étude montre qu’aujourd’hui, les jeunes sont de plus en plus nombreux à rester chez leurs parents ou dépendent de leurs aides. Rien qu’en Espagne, 8 trentenaires sur 10 n’ont pas encore quitté le cocon familial. De ce fait, les jeunes des pays développés éprouvent plus de difficulté à fonder un foyer, entraînant à long terme le recul du taux de natalité.

 

Sources: lesechos, theguardian

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