Une fausse étude sonde l'effet du"bisou magique" sur les bobos

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Le rôle symbolique du "bisou magique" parodié par une fausse étude scientifique
Le rôle symbolique du "bisou magique" parodié par une fausse étude scientifique

Certains affirment qu’il s’agit de l’étude la plus stupide de tous les temps. D’autres la considèrent comme une conspiration visant à interdire les baisers maternels. Le moins que l’on puisse dire sur cette étude portant sur "l’efficacité des baisers maternels pour guérir les blessures bénignes des enfants", c’est qu’elle assure un bon moment de détente.

Croyez-le ou non, il s’agirait d’une étude "randomisée, contrôlée et en aveugle". Le nom lui-même de l’étude jette un froid sur la crédibilité des résultats : "The Study of Maternal and Child Kissing (SMACK) Working Group". Info ou intox ?

Cette étude, quelque peu farfelue, est pourtant parue dans une revue crédible. Elle rappelle comment il est aisé de se faire piéger par une pseudo-enquête scientifique lorsqu’on ne prend pas le temps de la lire avec minutie.

Pour ce qui est de son contenu, cette amusante supercherie déclarait avoir sélectionné 1.368 "couples" mère-enfant, âgés de 18 ans à 3 ans. Une partie des mères possédaient "des lèvres assez robustes pour faire un baiser puissant". Pour les blessures, les scientifiques ont utilisé un morceau de chocolat placé sous une table basse, pour que les enfants se cognent, et une peluche derrière une source de chaleur, pour provoquer des brûlures. Les enfants ont ensuite été répartis en trois groupes : un premier recevant un baiser maternel, un deuxième recevant un baiser tout court et un troisième ne recevant rien.

Le degré de douleur a ensuite été mesuré pour illustrer les effets réels du "bisou magique", qu’il soit maternel ou non-maternel. Les auteurs en ont conclu que le baiser maternel ne sert à rien dans la pratique d’activités pédagogiques mère-enfant de type "apprendre l’algèbre ou le mandarin". Ils exigent ainsi une "dispense" sur ce geste dénué de sens et d’utilité réelle.

 

Sources : slate, news.yahoo