Immobilier : Duflot bien décidée à faire baisser les prix en 2013

Article mis à jour le 

En 2013, la ministre de l'Égalité des territoires et du Logement Cécile Duflot compte bien faire baisser les prix de l'immobilier et relancer la construction, comme elle l'a indiqué dans un entretien accordé ce jeudi au quotidien Les Échos.

Jeudi 3 janvier, Cécile Duflot a dénoncé dans les colonnes du journal Les Échos "la hausse artificielle" des prix de l'immobilier depuis 2008, pointant notamment les dispositifs mis en place par le précédent gouvernement. Pour parvenir à faire baisser le prix de l'immobilier – foncier et loyers compris – et relancer le secteur de la construction, la ministre du Logement compte d'abord lutter contre la formation de nouvelles bulles spéculatives. Abordant la question du précédent dispositif Scellier mis en place sous Nicolas Sarkozy, Cécile Duflot a parlé de mesures prises à l'emporte-pièce.

Un prêt à taux zéro (PTZ) favorisant les ménages les plus modestes

Soulignant les bienfaits de la réforme du PTZ, entrée en vigueur depuis le 1er janvier, Cécile Duflot a rappelé que cette mesure serait "recentrée sur les foyers les plus modestes". Pour rappel, le précédent dispositif était à l'inverse accessible sans plafonds de ressources et était ouvert à l'immobilier ancien. En outre, la ministre du Logement a évoqué le dispositif fiscal "Duflot", mécanisme prévu pour favoriser l'investissement locatif et qui "bénéficiera aux locataires" dans la mesure où "les loyers seront inférieurs de 20 % au marché".  

À noter que ce dispositif d'aide à l'investissement locatif prévoit entre autres une réduction d'impôt de 18 % "sur le revenu pour l'acquisition ou la construction d'un logement neuf en zone tendue". Pour bénéficier de cet avantage fiscal, le propriétaire devra néanmoins placer son bien en location durant au moins neuf ans. Le loyer fixé sera quant à lui plafonné et inférieur au marché. Enfin, les locataires y accèderont sous plafonds de ressources.

Au cours des derniers mois, le prix de l'immobilier a commencé à fléchir lentement, se traduisant au troisième trimestre 2012 par une baisse de 1,1 % en moyenne sur l'ensemble de l'Hexagone. Un fléchissement toutefois inégal en fonction des régions et des types de biens. Ainsi ce sont surtout les maisons individuelles qui ont bénéficié de ce mouvement, au détriment du prix des appartements, qui ont atteint un énième record historique à Paris.

Sources : territoires.gouv.fr, Les Échos