Autoroutes : le gouvernement veut réduire les prix des péages

Article mis à jour le 

Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a annoncé en fin de semaine dernière que le prochain projet de loi pour l’activité et la croissance inclurait un changement dans la formule de calcul des tarifs des péages d’autoroutes. Ces derniers ont décollé de 23 % en 10 ans.

Tandis que l’Autorité de la concurrence dénonçait récemment dans un rapport la "rente" des sociétés d’autoroutes, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a assuré jeudi que le mode de calcul des tarifs des péages s’apprêtait à changer. Pour rappel, ces derniers ont augmenté de près de 23 % en l’espace d’une décennie.

Qui contrôle aujourd’hui les sociétés d’autoroute ?

À l’heure actuelle, les sociétés d’autoroutes françaises sont pilotées par Vinci (ASF, Escota et Cofiroute), Eiffage (APRR et Area) et Abertis (Sanef, SAPN). Alors qu’un nouveau plan autoroutier négocié avec ces dernières, qui prévoit entre autres de nouveaux travaux à condition que soient étendues certaines concessions, est sur les rails, Emmanuel Macron bataille pour l’évolution des formules de révision des prix qu’elles pratiquent.

Aussi : Pourquoi les péages sont-ils toujours plus coûteux ?

Comment sont établis les tarifs ?

D’une part, c’est l’inflation qui joue un rôle sur l’évolution du montant des péages, mais les sociétés d’autoroute ont aussi la possibilité de négocier des rallonges pour modifier le prix des péages selon les investissements qu’elles souhaitent mettre en œuvre. Il peut s’agir de travaux ou encore de la création de nouveaux tronçons en échange de nouvelles concessions. Or, ce sont précisément ces "rallonges" qui sont visés par Bercy et la cour des comptes. À cet effet, Emmanuel Macron a indiqué que l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) disposerait dorénavant de nouvelles compétences pour se pencher aussi sur les autoroutes.

En substance, l’idée est de mettre en place un système permettant la transparence sur les contrats, d’une part en matière de tarifs, mais également en matière de travaux engagés par les sociétés. Le texte de loi devrait être présenté en conseil des ministres courant décembre.

Sources : challenges, lci, bfmtv