Dyscalculie : un trouble sévère encore méconnu

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Comprendre la dyscalculie
Comprendre la dyscalculie

La dyscalculie fait partie des Troubles Spécifiques des Apprentissages ou TSA. Ce trouble durable entraîne une réelle incapacité à comprendre ce que les nombres représentent et comment les manipuler. Peu étudiée et encore assez mal connue, la dyscalculie entraîne pourtant de nombreuses conséquences à l’école chez l’enfant et demande une rééducation spécifique.



Définition de la dyscalculie

Souvent, la dyscalculie est largement définie comme un trouble de l’apprentissage du calcul. De manière plus précise, elle est considérée comme un trouble sévère et durable :

  • de la construction et l’utilisation du nombre ;
  • de la construction des opérations ;
  • du raisonnement et de l’utilisation des outils logiques et mathématiques.

La dyscalculie touche entre 3 et 8% des enfants. Elle n’est en rien liée à un trouble intellectuel ou perceptif.

Les hypothèses en sont encore à leurs débuts. Cependant, les dernières recherches mettent en avant un dysfonctionnement de certaines aires cérébrales particulières : il y aurait ainsi dans le cerveau de l’enfant présentant une dyscalculie une désorganisation des neurones liés au calcul.

Diagnostic précoce et rééducation adaptée en cas de dyscalculie

Le diagnostic doit être le plus précoce possible afin de faire la différence entre un simple retard en calcul et une dyscalculie.

La dyscalculie peut être parfois associée à d'autres déficits cognitifs : difficultés d'orientation dans le temps et l’espace, motricité, attention, mémoire…

Le bilan de dyscalculie utilise des tests très pointus et adaptés. Le diagnostic peut être réalisé par un orthophoniste ou un neuropsychologue, suite à une consultation chez le médecin.

La rééducation chez l’orthophoniste est très spécifique et passe par beaucoup de manipulations : comptage, sériations, regroupements, correspondances… à partir de jeux de cartes ou de jetons. Il s’agit d’aider l’enfant dans la compréhension et la manipulation du nombre, avant d’aborder les étapes d’un raisonnement.

Parfois, il faut compléter la rééducation orthophonique par un travail en psychomotricité.

Exemples de difficultés rencontrées

En classe, l’enfant aura du mal à :

  • lire et écrire les chiffres petits ou grands ;
  • respecter l’ordre des chiffres ;
  • faire des opérations, même les plus simples ;
  • résoudre un problème parce qu’il ne le comprend pas ;
  • faire du calcul mental ;
  • apprendre les tables de tables de multiplication ;
  • se repérer dans le temps et dans l’espace (géométrie).

Autant de difficultés qui demandent des aides pédagogiques en classe.

Au quotidien, l’enfant aura des problèmes pour manipuler de l’argent (faire les courses par exemple), pour gérer son argent de poche, pour lire l’heure…

 Pratique ou pas ?

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