Tomo-densitométrie ou examen au scanner

La tomo-densitométrie ou scanner
La tomo-densitométrie ou scanner
Tout comme la radiographie classique, et à la différence de l'échographie et de l'imagerie par résonance magnétique, le scanner (ou examen tomodensitométrique) fait appel aux rayons X pour sa réalisation.


Déroulement d'une tomo-densitométrie ou scanner

Des rayons X sont émis tout autour du malade, dans un plan transversal, et un détecteur électronique capte les différents niveaux d'absorption de ces rayons, par les divers tissus. Puis un ordinateur synthétise une image à l'aide de ces mesures. Le scanner n'effectue que des coupes transversales.

Enfin, il est recommandé d'utiliser un produit iodé opaque aux rayons X, par la bouche ou par voie intraveineuse, ce qui permet d'opacifier les vaisseaux ou le système digestif.

Cette technique sophistiquée a révolutionné les possibilités médicales en matière d'imagerie, car elle donne des coupes du corps humain très fidèles et les distantes les unes des autres, de un millimètre à un centimètre.

Quand procède-t-on à une tomo-densitométrie (ou examen au scanner) ?

La tomodensitométrie est utilisée pour examiner le cerveau (pour rechercher des hématomes, ramollissements, tumeurs, dégénérescences), le thorax, l'abdomen (notamment pour l'étude du pancréas, du foie et des ganglions) et le rachis.

Les premiers scanners, ou scanner conventionnel, étaient relativement lents, puisqu'il fallait prendre les radiographies séquentiellement, coupe par coupe, ce qui exigeait presque une heure, avec beaucoup de risque d'erreurs, dues notamment aux mouvements ou à la respiration du patient.

La seconde génération de scanner, ou scanner hélicoïdal, améliore sensiblement l'examen : cette fois le tube à rayons X tourne sans arrêt autour du patient, tandis que la table sur laquelle il est installé avance à vitesse constante. Il suffit qu'il ne bouge pas et qu'il retienne sa respiration durant 20 secondes pour obtenir une image parfaite.

La troisième génération de scanners, ou CT scan multibarrettes, améliore la précision de l'examen, en multipliant le nombre de détecteurs (les barrettes). Les premiers scanners avaient un détecteur, ce qui signifie que l'on faisait une image par rotation du tube à rayons X. Les nouveaux scanners ont 4, 16, 64 et même 256 détecteurs, permettant de faire un nombre correspondant d'images, avec une excellente définition et un temps réduit (quelques secondes), permettant en outre de reconstruire une image en trois dimensions. Ils permettent ainsi de visualiser de manière parfaite les lésions recherchées ou d'étudier les flux sanguins.

Le seul inconvénient de cet examen est la dose relativement élevée de rayons X utilisés, supérieure à la radiographie traditionnelle, ce qui fait que la tomodensitométrie (ou l'examen au scanner) n'est pas un examen anodin.