Santé : des patchs anti-tabac désormais remboursés par la Sécu

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Santé : des patchs anti-tabac désormais remboursés par la Sécu / iStock.com - BrianAJackson
Santé : des patchs anti-tabac désormais remboursés par la Sécu / iStock.com - BrianAJackson

Dans le cadre du plan “Priorité prévention”, la Sécu a décidé de rembourser certains patchs anti-tabac à partir du 20 mai. Le projet a été initié fin mars par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. Cette liste peut encore s’allonger en fonction des accords établis entre l’État et les producteurs de substituts nicotiniques.

Depuis fin mai, la gomme à mâcher Nicotine EG (EG Labo) et le patch NicoretteSkin (Johnson&Johnson) ont été inscrits dans la liste des produits remboursables par l’Assurance maladie. Le gouvernement a confirmé cette mesure à travers un arrêté publié dans le Journal officiel. Ces deux substituts nicotiniques seront par ailleurs remboursés à hauteur de 65% par la Sécu.

Renforcement de la campagne anti-tabac

Proposé fin mars, le plan “Priorité prévention” de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a initié différentes mesures pour renforcer la lutte contre le tabac en France et en finir avec la cigarette. L’État a ainsi commencé par prendre en charge la gomme à mâcher Nicotine EG (EG Labo) à partir du 28 mars. Ce substitut nicotinique a ensuite été rejoint par les patchs NicoretteSkin (Johnson&Johnson) le 20 mai. Ces deux produits seront désormais remboursés par la Sécu. Cette liste devrait s’allonger au fur et à mesure, en fonction des négociations du gouvernement avec les laboratoires. Par ailleurs, la ministre s’est efforcée de maintenir le forfait d’aide au sevrage (150 €/an) jusqu’à la fin de l’année pour assurer l’efficacité de cette campagne.

Régulation des prix

Le gouvernement a fixé un prix unique pour les deux substituts nicotiniques. La gomme à mâcher Nicotine EG devrait coûter 14,14 € et le patch NicoretteSkin 28,55 € pour tous les dosages ou tous les parfums. Le remboursement est aussi fixé à 65% pour ces deux produits. Comme l’affirme la ministre de la Santé : “Cette prise en charge permet à tous les patients l’accès à ces traitements de substitution, y compris aux plus modestes”. En effet, une hausse significative de la consommation de tabac a été constatée chez les personnes à faibles revenus de 2010 à 2016. Cette tranche de la population est passée de 35,2% à 37,9% de fumeurs durant cette période. En revanche, le nombre de fumeurs décroît en France dans les foyers aisés, passant ainsi de 23,5% à 20,9%.

Ainsi, Agnès Buzyn persiste et signe son engagement sans concession contre le tabagisme. Elle a notamment fait partie des fervents défenseurs de la hausse du prix des cigarettes. Cette mesure est en partie réalisée. Toutefois, la ministre envisage de nouvelles réformes pour renforcer davantage sa démarche. De plus, le remboursement en question sera direct, contrairement au système de prise en charge classique.

Effets secondaires

En dépit de cet aval de l’État, les patchs ne sont pas tout à fait inoffensifs comme le signale l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). L’organisme a notamment reçu des signalements concernant des risques d’erreurs médicamenteuses lors de la prise de ces produits. Dans trois cas sur quatre, les patients se sont plaints d’effets indésirables. Afin d’éviter ce genre d’incident, il est fortement conseillé de se conformer aux prescriptions d’un professionnel de santé et aux recommandations du fabricant.

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Les catégories relatives à cet article : Tabac